Interview : Sexe avant mariage ?


Il y a 3 ans j’ai écrit un article sur le sexe après le mariage à lire ici. Aujourd’hui je vais raconter une histoire sensiblement différente. Lisa-Marie et Hugo m’ont raconté leurs rêves, leurs espoirs et leurs souffrances. Leurs vies n’a pas toujours été parfaite mais la main de Dieu a toujours été la. Chaque histoire est différente, chaque histoire est unique et celle-ci révèle que peu importe à quel point tu peux être loin de Dieu, lui est toujours là.

Unmediterraneen : présentez vous en quelques mots.

Je m’appelle Lisa-Marie, j’ai 22 ans. Je suis étudiante en Master 1 professorat des écoles.
Je m’appelle Hugo , J’ai 30 ans. Je suis en reconversion professionnelle dans le social pour devenir éducateur.

Unmediterraneen : quels sont vos témoignages respectifs ?

Lisa-Marie : Par où commencer ? J’ai grandi dans une famille aimante. Avec deux petites sœurs et un grand frère, on peut dire que j’avais de quoi trouver de l’amour à revendre. Le problème, c’est que je ne me suis jamais réellement sentie aimée. Une bonne partie de ma famille maternelle nous a rejeté alors que j’étais toute petite à cause du racisme. Et mon frère, qui est en réalité mon demi-frère est parti de chez mes parents quand j’étais jeune. Je me suis sentie totalement abandonnée. Évidemment ce n’était en rien sa faute. Mais c’est dans ce contexte que j’ai grandi. Je n’avais aucune confiance en moi. Bref (Nico nous a demandé d’écrire quelques lignes.. donc je vais faire court haha), on va dire que petite je me sentais totalement différente des autres, comme si je n’étais pas complète. Donc j’ai grandi, et l’adolescence est arrivée et là… ça a été la dégringolade en enfer. Ma famille ne le savait pas à ce moment-là, mais je me suis enfoncée dans mes problèmes. J’ai clairement fait n’importe quoi (pas le petit n’importe quoi genre voler des bonbons, le GROS n’importe quoi), je suis tombée dans la drogue et tout ce qui s’en suis. J’avais alors 13 ans. La réalité c’est qu’à ce moment-là, je ne comprenais pas que ma souffrance ne venait pas simplement d’un manque d’amour mais plutôt d’un abus sexuelle que j’avais vécu petite. Ce n’est que bien plus tard que je l’ai compris. Donc le temps est passé et puis quand tu t’enfonces toujours plus loin, tu n’as plus de limites. Ma seule limite c’était la mort. Donc j’ai décidé à 15 ans de mettre fin à mes jours. Mais j’ai écrit une lettre. Une lettre à Dieu pour lui expliquer que j’avais besoin d’aide et que si il ne m’aidait pas je mettrais fin à mes jours le mercredi suivant. Le mercredi est arrivé et par un concours de circonstance (moi j’appelle ça dieu, mais chacun appelle ça comme il veut évidemment) je n’ai pas pu me suicider parce que c’est ce jour-là que ma mère a décidé pour regarder mon compte Facebook en détail (de la simple photo à mes MP). Chose qu’elle n’avait jamais faite. Donc à partir de ce moment, ma vie a été sur pause pendant deux mois. Je n’ai plus eu le droit de sortir, plus eu le droit d’aller ou que ce soit toute seule. Mes parents venaient me chercher jusque dans le lycée pour être sûr que je ne fumerai pas ou autre. Et c’est au bout de quelques temps que j’ai réalisé qu’en fait dieu avait répondu à ma prière. Je ne sais pas comment, ni pourquoi , mais ce soir-là j’ai pleuré toute les larmes de mon corps. J’ai crié de douleur mais surtout, j’ai demandé pardon à dieu pour cette vie que je menais et je lui ai demandé de me délivrer de la drogue qui me retenait tout simplement prisonnière. Et je peux vous dire que depuis ce soir-là. Je n’y ai plus jamais touché.
Hugo : Je suis né dans une famille athée à tendance science occultes, en Normandie. C’était un famille plutôt froide, avec peu de démonstration d’amour, un papa très autoritaire, une maman qui ne disait jamais « je t’aime » et une relation très conflictuelle avec mon frère. Une famille qui aimait les conflits, les querelles. J’étais un jeune-homme qui aimait beaucoup se montrer. La fête , les belles voitures

allemandes, l’argent. Je volais, je magouillais. J’étais dans la séduction, les mensonges, la violence, dans les stades de foot et dans la rue. Je me cherchais, je voulais être entendu et vu. A cause de ce manque d’affection dans ma jeunesse. Du jour au lendemain, j’ai quitté la maison de mes parents pour tenter ma chance dans le sud.
C’est comme ça que j’ai rencontré Lisa, ma femme. Elle m’a parlé de Dieu. Un beau jour, j’ai crié à lui pour qu’il se révèle à moi. Athée depuis toujours, je n’y croyais pas. Mais évidemment quand on l’appelle de tout son cœur, il vient. A ce moment-là J’ai demandé pardon, ma vie a changé, il m’a transformé. J’ai arrêté de voler, de magouiller et il m’a même guérit de la souffrance dû à la disparition de mon papa 6 mois après mon arrivé dans le sud. Dieu m’a même délivré de force démoniaques qui m’oppresser et me parler la nuit. Il peut tout faire.

Unmediterraneen : comment définira vous la relation que vous entretenez avec Dieu ?

Lisa-Marie : Si je devais définir ma relation, je mettrais un mot : Liberté. Dieu m’apprend chaque jours combien il veut que je sois libre. Il y a une phrase que j’aime bien me dire et qui résume plutôt bien ce mot avec Dieu. C’est « La religion te rend esclave, mais ta relation avec dieu te rend libre ».
Hugo : je la définirai de vitale. Je ne suis pas forcément hyper pieux, mais j’ai besoin que ce soit lui qui guide ma vie. Car il sait mieux que quiconque les projets formés pour moi. Je remets entre ses mains chaque grosses décisions.

Unmediterraneen : passez-vous des moments spirituels ensemble ?

Lisa-Marie & Hugo : Oui, assez régulièrement. On prie très souvent tous les deux. Pour des sujets communs ou pas, qui nous tiennent à cœur. On écoute des prédications ensemble et on en parle tous les deux par la suite. On lit la bible ensemble. Ca nous arrive de jeuner aussi. Évidemment c’est quelque chose de très personnel, qui ne concerne que notre couple. Ce n’est pas une obligation ni une recommandation de faire comme nous. Mais ça nous convient pour l’instant.

Unmediterraneen : je connais déjà la réponse, mais comment vous êtes-vous rencontrés ? Comment avez-vous su que vous étiez fait l’un pour l’autre ?

On s’est rencontré via Nicolas, sur les réseaux sociaux. Je (Hugo) suis venue lui parler un 13 décembre 2017. Et on ne sait plus jamais quitté. On est marié depuis le 24 aout 2019.

On a jamais « su » qu’on était fait l’un pour l’autre à proprement parler. Mais c’est un peu comme un évidence. Quand on s’est rencontré, on a eu l’impression de se connaître depuis toujours. Un peu comme une moitié de nous-même qui avait besoin de trouver son autre moitié. Après évidemment, on a prié pour avoir la paix dans notre cœur quant à notre relation et au mariage évidemment.

Unmediterraneen : J’avais déjà écris un article sur le sexe après le mariage mais en ce qui vous concerne ça a été totalement l’inverse. Racontez nous cette période, qui je le sais, a été compliqué. Comment cela a-t-il été perçu dans le monde chrétien ?

Quand on s’est rencontré, j’avais (Lisa) tourné le dos à dieu, à cause de souffrances qui ne guérissaient pas, et Hugo n’étais pas chrétien à ce moment-là. Quand il l’est devenu. Il m’a tout de suite dit qu’il fallait qu’on arrête de coucher ensemble. C’est donc ce qu’on a fait. On a tenu 6 mois comme ça. Au début ça paraissait faisable. Mais on a clairement pas tenu jusqu’au mariage. On aurait pu, mais c’était trop dur. On a fait du mieux qu’on pouvait. Mais clairement , chapeau à ceux qui y arrivent bien que ce ne soit pas quelque chose à faire.

Unmediterraneen : parmi vos combats, expliquez nous ce qui a été le plus douleureux et comment vous vous êtes sorti ?

Lisa : Personnellement, j’ai eu deux combats ces dernières années. Dont un qui est encore présent. Le premier ça a été la boulimie vomitive, dont j’ai souffert pendant 5 ans. Et le second totalement en lien avec le premier c’est la souffrance physique et mentale qu’entraine un abus sexuel. Je suis en thérapie depuis environ 3 ans. Je sais que dieu m’aide tous les jours à me reconstruire. Comme j’aime le dire, mon psy met le doigt sur ce qui ne va pas et dieu met le pansement.
Hugo : Quand on fait une rencontre personnelle avec Dieu, il pose parfois directement ses mains sur certaines addictions et attitudes qui ne sont pas bonnes pour qu’elles s’arrêtent instantanément. Et d’autres fois, cela prend plus de temps. Comme pour la rancœur que j’ai. A cause d’évènements passés, qui me font encore souffrir. Le chemin du pardon peut s’avérer difficile et long. Quand dieu commence une œuvre il la termine.

Unmediterraneen : quels sont vos rêves ?

Avoirs des enfants. On a déjà notre petit chiot « Coda » qui nous comble mais des enfants ne seraient pas de trop dans notre petit cœur haha. Et sinon S’occuper de ceux qui souffrent, de ce qui sont à notre portée.

Unmediterraneen : donnez nous vos 5 adresses marseillaises favorites ?

La première, c’est gratos : La mer. 2- Restaurant le grand Guste. 3 – Le Tombiq
Döner , c’est un petit Kebab trop bon derrière le vieux port. 4- La Piadina aux terrasses du port. 5- Pour terminer, le seul volcan en Provence : le Vélodrome ;).

Unmediterraneen : vos chansons du moment ?

I can only Imagine – J. Michael Finley et Death bed – Powfu, Beabadoobee

Unmediterraneen : un conseil a donner à nos lecteurs ?

Lisa : N’ayez pas peur d’avouer vos faiblesses ! un jour elles seront vos plus grandes forces.
Hugo : Même si il se passe des choses négatives, un jour elles se transformeront forcement en du positives.