Interview : Audrey Pottiez, « la foi d’entreprendre »

Aujourd’hui, nous avons l’honneur d’interviewer Audrey Pottiez, une entrepreneuse multi casquettes qui a eu la foi d’entreprendre.

Marseillaise d’origine, exilée en Guadeloupe avec son mari Benoît, elle nous parlera dans cette article de sa vision de la vie, de sa passion pour l’auto-entreprenariat et donnera toute son énergie à tous les entrepreneurs qui lutte pendant cette période si particulière.

Audrey nous invite à donner une impulsion positive, que ce soit personnellement, professionnellement ou spirituellement.

Voici le portrait d’Audrey,

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Bonjour Audrey, présente toi en quelques lignes.

Audrey Pottiez

Je m’appelle Audrey, marseillaise de toujours et domienne d’adoption. J’aime la vie, car c’est notre cadeau le plus précieux, j’aime les gens et les projets ! La phrase que je dis le plus souvent dans une semaine c’est  » j’ai une idée «  😉 

Je suis amoureuse de mon grand Amour. Mon mari Benoit Pottiez, fiancés après 3 semaines de relation, mariés 4 mois après, puis installés en Guadeloupe un mois et demi après notre mariage, nous y sommes depuis 2 ans maintenant. Oui le grand Amour existe et c’est passionnant, mais ça c’est un autre sujet ;-).

Je suis aussi une amie fidèle et loyale. La famille a une grande place pour moi, j’aime bouger, les voyages, découvrir de nouvelles cultures et saveurs, j’ai la foi, j’ai choisi de prendre la vie avec humour, simplicité et passion. Je suis une femme de connexion car j’aime intégrer, rassembler, être ouverte aux autres. Les gens sont tellement géniaux !

Côté activités, je suis consultante-formatrice en Communication et management de projets notamment auprès des Institutions. Je les accompagne à se positionner, à se structurer stratégiquement et à qualifier leur communication. Mes proches me définissent souvent comme un couteau suisse ;). 

Je suis aussi la fondatrice de Impulsion. Il s’agit d’une structure chrétienne. Elle équipe les porteurs de projets et entrepreneurs à entreprendre en accord avec leurs valeurs et leurs vocations. Je viens de fêter mes 38 automnes… oups… je crois qu’à partir d’un certain âge il ne faut plus le dire lol.

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Comment est venu ta passion pour le monde de l’entrepreunariat ?

Audrey Pottiez

Ma passion pour l’entrepreneuriat est née à mon adolescence, je suppose.

J’avais tout juste 15 ans quand j’ai commencé à entreprendre des projets pour voyager, financer des causes, développer des associations au fil des années. Cela a toujours été en lien avec des besoins que je voyais autour de moi, ma génération.

Je ne me suis jamais dit  » je veux être à mon compte ou faire de l’argent » mais mon raisonnement était plutôt de voir un besoin et d’y répondre.  » Il fallait faire quelque chose «  et quand la cause devenait une urgence, une réponse à donner à laquelle tu ne fais que penser, je rassemblais 2/3 personnes autour de moi et c’était parti, on lançait le projet. Sans trop anticiper le résultat, on y croyait, on donnait tout pour que ça marche et ça marchait. Encore aujourd’hui, je fonctionne ainsi !

Depuis j’ai organisé de nombreux événements dès les années 2000 rassemblant des centaines de jeunes de la région PACA, créé des associations, animé des émissions radio, me suis mise à mon compte, etc…

L’environnement y est aussi pour beaucoup : mon père a la fibre entrepreneuriale et se lance souvent des nouveaux défis avec positivisme et ma mère rassurante m’ a toujours encouragée à réaliser mes rêves.

Honnêtement, mes parents sont vraiment mes supporters en toutes circonstances. Quant à mon entourage, ils ont toujours été assez fous pour me booster, voire se lancer avec moi lol. C’est ce petit côté  » déclencheur  » en moi qui aide les gens à se rassembler, se lancer je suppose et découvrir eux-mêmes ce dont ils sont capables. 

 » Le fondement à mon sens d’un business qui marche, c’est un business qui apporte une solution et non pas qui crée un besoin. Et l’une des clés est de bien s’entourer autant dans la sphère privée que professionnelle « .

Profond. A méditer 😉

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Tu fais également des formations, explique nous de quoi il s’agit exactement ?

Audrey Pottiez

La formation, c’est une passion pour moi.

J’aime équiper les gens pour les libérer dans leur potentiel, qu’ils puissent découvrir qui ils sont vraiment et transmettre des clés faciles qui changent le quotidien.

Je forme régulièrement des groupes notamment en communication interpersonnelle, stratégie de communication, management de projets, gestion d’équipes, etc.

Pour simplifier mes activité, j’ai 2 casquettes :

  • la dimension de la communication institutionnelle (communication image d’une structure, stratégie de positionnement, relations publiques, identification des publics, travail d’équipe, etc…)
  • la dimension individuelle (développement de ton projet, clarification de ta vision, management, leadership, etc…)

Vous pouvez d’ailleurs vous abonner sur ma chaîne YouTube pour écouter des capsules sympas, simples et applicables qui peuvent clairement changer votre façon de manager vos projets et vous donne des clés concrètes pour avancer car sans mise en pratique la formation ne sert pas à grand-chose : 

Découvrir sa chaine YouTube

En parallèle, je forme depuis plusieurs années, les gens qui veulent avancer dans leur épanouissement personnel et spirituel à vivre une vie alignée et en cohérence avec leurs valeurs chrétiennes et leur vocation professionnelle. Je le fais via ma communauté chrétienne et l’association que j’ai créé Impulsion-la foi d’entreprendre.

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Nous savons que tu es partie en Outre-Mer, quelle en était la raison  ?

Audrey Pottiez

La raison c’est un peu tout ce que je viens de citer au-dessus. Les Antilles françaises au-delà d’une destination de rêves sont des territoires riches de potentiels et de beautés, mais malheureusment encore trop marqués par l’histoire de l’esclavage du passé, les injustices d’hier et la corruption d’aujourd’hui (par exemple l’eau ici en Guadeloupe est loin d’être courante au robinet sur toute l’île comme en France et le combat dure depuis plus de 25 ans).

Les antillais sont géniaux, débrouillards, zen, positifs, brillants, drôles, talentueux, généreux et ils ont une résilience inspirante.

Honnêtement, ils ont beaucoup à apporter au reste du monde. Alors avec notre modeste contribution, mon mari et moi voulons mettre nos compétences au service de ce beau coin du monde, à commencer par notre travail et en aimant les gens avec ce que l’on a dans les mains : notre savoir-être et notre savoir-faire.

Nous sommes en train de mettre en place plusieurs projets pour y parvenir. Le lancement de formations pratiques et d’accompagnement professionnels pour aider les gens à regarder devant eux et non derrière entrent dans ces projets à moyen terme.

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2020 est une année pas comme les autres, comment la vis tu ?

Audrey Pottiez

2020 a mis en lumière beaucoup de choses, on en verra les conséquences dans les années à venir.

Sans faire d’économie de bas étage, tout le monde voit que le monde change. Cette crise met un coup d’accélérateur en bien des points comme une nouvelle sorte d’économie plus humaine ou l’expansion exponentielle du numérique et un frein à d’autres comme le capitalisme mondial ou la pollution à outrance et qu’on le veuille ou non tout cela influence notre quotidien….

Plus près de nous, pour certains des échecs, des angoisses, la désillusion totale, le deuil parfois, une remise en question de ce que nous voulons vraiment, de ce qui compte au fond. Pour d’autres des opportunités.

C’est l’année qui nous a en tout cas montré que l’on ne maîtrise rien et que même si les hommes se croient tout-puissants, l’humilité est essentielle pour avancer, peut-être est-ce une année qui nous invite à repenser sur quoi fonder sa vie.

Quelles sont les valeurs qui nous animent vraiment ? D’où me provient ma vraie stabilité quand tout s’écroule ? J’ai vécu 2020 relativement bien.

Globalement bien pour le confinement car Benoit et moi habitons à la campagne, que je travaille beaucoup en ligne et que nous avons un voisinage solidaire. Mais moins bien avec les choses qui fonctionnent au ralenti et qui persistent, cette distanciation sociale commence à devenir longue, plusieurs projets et visites ont d’ailleurs été repoussées. 

A titre plus personnel, je suis consciente que le fait d’avoir placé ma confiance en Jésus-Christ me donne une stabilité face aux circonstances.

Tout peut bouger autour, mais quand tu vois et que tu expérimentes au quotidien, que l’Auteur de ta foi, est le même hier aujourd’hui et éternellement, que son message d’amour est actuel et pertinent pour ta vie, qu’il veille sur toi et te guide dans tes activités, tu deviens inébranlable.

Non pas intouchable, parce que nous sommes tous touchés par les aléas de la vie et les injustices, mais intérieurement, spirituellement, nous avons une solidité. 

L’occident n’est pas trop au fait de la dimension spirituelle de chaque être humain sauf quand il s’agit de zen attitude et de yoga. Pourtant : comme disait le philosophe et cartésien Blaise Pascal  » nous avons tous en nous, un vide en forme de Dieu « .

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Quels sont tes projets pour cette fin d’année, un petit secret à nous dévoiler ?

Audrey Pottiez

Un petit secret hmm je ne suis pas trop cachotière lol… Nous venons à Marseille pour les fêtes de fin d’année et nous sommes tellement heureux de cela ! 

Niveau projet, je prépare un gros événement en ligne pour les Antilles avec mon association Impulsion. C’est une première en ligne, mais sûrement pas une dernière. 

Nous avons notre parcours de formation en pleine version test en ce moment. Et j’espère de tout coeur qu’il sortira pour le début de 2021. Ça va être du lourd pour élargir sa vision, aller plus loin.

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Mis à part, ton activité actuelle, est-ce que tu as d’autres rêves ou des projets pour l’avenir ?

Audrey Pottiez

En pagaille, mais ce serait trop long à écrire ! J’ai bon espoir de me mettre enfin à la rédaction de mon livre en 2021. En vous le confiant, je rends le projet public, mais pourquoi pas 🙂 ?


Ensuite, je ne sais pas exactement quand et comment, mais j’ai à cœur d’encourager les célibataires. Je suis passée par là, j’ai vécu les phases par lesquelles on peut passer telles que les remarques des autres, les questions que l’on se pose, l’attente, la déception, etc.

Je peux témoigner que c’est possible d’être épanouie et de passer à une autre saison de vie. A voir quel concept ressortira de ce besoin… Peut-être même que ce sera quelque chose que nous ferons en couple… à suivre ;).

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Penses-tu que tu peux apporter quelque chose de différent à Marseille ?

Audrey Pottiez

Oui, je ne peux pas faire autrement que de donner ce que je suis et ce que j’ai à mon port d’attache, comme nous tous. Tant que l’on donne avec générosité où que l’on soit on peut apporter. Dans tout ce que je fais, je pense à Marseille. D’ailleurs la photo du Vieux Port est dans notre salon :).

Je prends le petit-déj tous les jours sur le vieux port 😉 !

J’ajouterai qu’on peut tous apporter quelque chose. Cela commence par mon savoir-être. Ce que je suis, ce que je dis, comment je me comporte avec les gens autour de moi. Ce que je donne pour que ça change ou que ça s’améliore. Et par notre présence ici, Marseille apporte aussi quelque chose de différent aux Antilles. C’est ça le partage, c’est un enrichissement mutuel.

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Quels conseils donnerais-tu aux entrepreneurs durant cette période délicate ?

Audrey Pottiez

Que c’est la meilleure période pour réveiller le héros qui est en vous, de se réinventer ! 

C’est dans l’obscurité qu’il est bon de croire en la lumière a dit Edmond Rostand, pas la rue mais l’écrivain ;).

 De façon plus pratique, entreprendre en 2020 et dans la décennie à venir, sera vraiment pour ceux qui veulent changer l’histoire. Il faudra persévérer. Apporter des solutions, devenir une entreprise à mission c’est ça la vraie fibre entrepreneuriale.

Soyons créatifs et par-dessus-tout solidaires. 

Le 1er confinement a montré l’ingéniosité française avec les poésies et les apéros au balcon. La ville de Marseille regorge d’initiatives citoyennes, de monnaies locales, de jardins partagés. Osons.

Et pour nous tous et les familles où il y a des entrepreneurs, soyons généreux de compliments et de mots d’encouragements. Ca fait juste du bien. Si vous connaissez un resto de quartier, un copain à son compte, une grande sœur qui entreprend, un voisin freelance, serrons-nous les coudes. Ça peut changer sa vie et celle de bien du monde.

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Les 5 adresses marseillaises dont tu ne peux pas te passer ?

Audrey Pottiez

Pour être honnête je ne connais pas les derniers endroits branchés car je n’y vis plus mais les endroits que j’aime retrouver à chaque séjour (nous venons 3 fois par an) sont indéniablement les coins où j’ai grandi. Vous le savez, les marseillais sont des grands sentimentaux…

  • Le Café de la Banque, quartier de la Préfecture, pour leurs apéros généreux et l’ambiance à l’ancienne d’un bar français : un endroit où on raffolait avec les copines de se retrouver après le boulot ou entre 2 rdv.
  • Le Relais Corse sur le début Prado pour l’ambiance, leur très bon vin et plancha pour un début de soirée qui peut très vite se prolonger sans voir le temps passer.
  • Le Starbucks de la Préfecture, classique mais en Guadeloupe comme il n’y en n’a pas on aime bien se retrouver avec mon chéri ou ma maman pour une pause café pleine de calories avant ou après les boutiques du centre ville surtout avec la musique jazzy de Noël. Hé oui je suis une pure jus du centre.

ou encore

  • Le Nha Trang, vieux petit restau chinois de quartier, 38 rue d’Italie, à la devanture rouge qui ne paye vraiment pas de mine mais qu’est-ce que c’est bon. Un excellent rapport qualité-prix, des gérants adorables. Si vous voulez passer une douce soirée tranquille et très bien manger c’est vraiment LE lieu. Ce n’est malheureusement pas de grands communicants, pourtant c’est de loin selon moi, l’un des meilleurs restaurant asiatique de Marseille ! 
  • Le 7VB café, là c’est la maison, la famille. On y est, on y vient puis on revient et on ne le quitte plus. Évidemment ce sont mes amis qui tiennent le café, mais au-delà de ça, cet endroit est top. Non seulement pour son café de sélection, d’atmosphère et d’emplacement, mais surtout pour les valeurs qu’ils incarnent. Créer un endroit en plein cœur de Marseille pour que les gens s’y sentent bien, partis de rien et faire quelque chose de professionnel, de chaleureux et de local : à l’heure où les temps sont durs, ce genre d’initiatives méritent d’être saluées et encouragées.


Après, en termes d’endroits je suis une indétrônable des footings sur la corniche, du vieux port, des randonnées dans les Calanques de Luminy et du bon vieux centre ville.

Nicolas Lopez 

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