L’identité, cette notion abstraite. PART III

LE DOUTE

Cela fait déjà trois mois que j’ai entrepris un chemin pour arriver à être excellent. Ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. Quand crise identitaire et doute viennent s’en mêler, ce n’est plus vraiment un plaisir d’essayer de devenir excellent. L’identité est une notion abstraite que je vais essayer de vous faire comprendre ici. Comme chaque fin de mois depuis le 27 décembre, me voici en train de dévoiler ma vie sous vos yeux afin de vous expliquer mon cheminement et peut-être, par la même occasion, aider ou inspirer quelqu’un.

Le doute est un poison. Il s’insinue en nous comme un ami qui essaierait de nous mettre en garde d’un certain danger. Quand il intervient avec trop d’intensité, il va jusqu’à se transformer en peur. Je connais le doute, ce vieil ami, depuis toujours et sur différents points. Je doute de moi, de mes capacités, de ma valeur, des gens. De tout quoi. Quand on prend l’habitude, depuis des années, d’être dans le doute, on en fait son style de vie et cela devient notre identité. Ce que j’aurais dû davantage mettre en pratique, c’est : douter de mes doutes. Actuellement je me trouve dans une période de doute profond.

L’avenir n’a jamais été si incertain et j’ai vraiment l’impression que ma valeur s’amoindrit plus le temps passé. Je pensais que j’avais une certaine force, que j’avais un certain talent naturel pour surmonter les défis et que mes épreuves passées m’avaient assez forgé pour pouvoir tout affronter.

Les faiblesses que je pensais avoir surmontées sont toujours là, très présentes. Sûrement parce que depuis deux ans je n’avais jamais autant décidé de les combattre.

Il ne s’agit plus désormais de comprendre d’où vient le doute, mais de saisir comment je me positionne concernant mon identité. 

Il s’agit donc d’un travail interne. C’est beaucoup plus profond. Car quand on comprend qui on est, on doute moins, on a plus confiance. Cela va de soi. Mais comment savoir qui on est ? Comment comprendre la notion d’identité ? Elle s’explique au travers de nos valeurs. Nos valeurs sont notre identité et ma valeur la plus sûre, la plus puissante, vous le savez déjà, est ma foi. Mais pourquoi cela me semble-t-il si abstrait ?

POURQUOI JE N’ARRIVE PAS À COMPRENDRE CE QUE SIGNIFIE L’IDENTITÉ ?

Si vous me lisez depuis mes débuts, vous savez déjà que j’ai surmonté un tas de problèmes, et ce, depuis l’enfance, mais malgré certaines incertitudes (toujours présentes) je commençais à y voir plus clair depuis quelque temps. Mais (je déteste ce mot), me voilà aujourd’hui encore, à presque 30 ans, à ne toujours pas savoir qui je suis. 

J’ai l’impression de vivre au ralenti depuis quelques semaines en voyant mes proches continuer d’avancer et devenir ce pour quoi ils ont été appelés. Et moi, je suis là, j’attends que quelque chose se passe, que les choses changent (enfin). Le problème est bien là, dans le fait d’attendre ! J’en suis à un stade de doute ou je ne sais même plus si ce que je fais me plaît. Bon, j’exagère peut-être un peu. J’aime les réseaux sociaux, créer du contenu et j’aime écrire ces lignes. 

J’ai pris l’habitude, depuis 4 ans maintenant, d’écrire ce genre d’articles ou je me rends vulnérable, car je sais qu’il y a des personnes qui se voient au travers de ma situation et qui parfois y trouvent du réconfort (« je ne suis pas tout’e’ seul’e’ à vivre ça »).

J’aimerais juste pouvoir dévoiler ma vie dans des circonstances plus positives. 

Bref, ce n’est pas le cas. Donc, comme à mon habitude depuis plus de dix ans maintenant, j’essaie de m’accrocher à ce en quoi je crois et je tâche également de comprendre cette notion d’identité pour que je puisse (enfin) devenir excellent. C’est mon défi pour cette année 2021 (et pour le reste de ma vie bien sûr), être une personne excellente. Il y a une différence entre comprendre son identité et l’appliquer à sa vie. J’ai compris que mon identité est dans mes valeurs, mais ça reste assez flou je trouve.

Enfin, peut-être que c’est hyper simple pour beaucoup d’entre vous, mais moi franchement, je n’y pige que dalle. C’est d’autant plus dur quand tu as manqué d’une figure paternelle et que tu as des addictions contre lesquelles tu dois te battre quotidiennement. Je me suis uniquement basé sur ce que j’avais vécu et j’ai cru longtemps qu’il s’agissait de mon identité et que je resterais comme ça et qu’il n’y avait aucune solution. Je l’ai cru et inconsciemment, l’ai entretenu étant donné que je n’avais connu que ça. Est-ce que c’est moi tout seul qui entretient ma lassitude ? Est-ce que je suis mon propre problème ? Durant ces deux dernières années d’études, ce que j’ai le plus appris, mis à part la puissance de nos pensées, de nos mots et de nos habitudes, c’est que nos choix sont déterminants. Je suis le résultat de mes choix, je suis la récolte de tout que je sème.

Donc cela veut dire que je fais partie de la solution.La semence et la récolte. Une loi universelle et naturelle que nous appliquons tous 

«Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi» Galates6:7.

Un choix positif ou négatif engendre une conséquence positive ou négative. Si je pense négativement et que je m’attends à une vie positive, je me fourvoie. Si je prononce des mots négatifs me concernant ou concernant ma situation et que je m’attends quand même à récolter de bonnes choses, je me trompe moi-même. 

Je provoque ce que j’entretiens à l’intérieur de mon être. Si je crois que je n’ai pas de valeur, je me comporterai comme tel. J’entretiens donc tout seul le doute et je le cultive en en me comparant, en croyant que je n’ai pas de valeur, en pensant que je n’arriverai jamais à rien. Je suis mon propre problème et il est de ma responsabilité de ne pas laisser le doute être mon maître. Je dois douter de mes doutes. 

UNE PARTIE DE LA SOLUTION EST EN MOI

J’ai les tenants et j’ai les aboutissants, alors pourquoi c’est si compliqué à mettre en place et à respecter sur la durée ? Une fois une chose assimilée, elle devrait le rester. Je vote pour ça. N’êtes-vous pas d’accord ? Tomber et se relever, tomber et se relever, tomber et se relever. Je ne peux pas ne pas croire en un jour ou je serai complètement moi sans me sentir bizarre et étrange, car si non, autant tout arrêter maintenant.

Je commets encore plein d’erreurs, MAIS (celui-là est plutôt bien placé) je sais que Dieu se glorifiera au travers de toutes mes faiblesses, tous les doutes, toutes les névroses, toutes mes chutes et toutes mes erreurs. Serait-il impossible de croire que plus je tombe, moins sera difficile la prochaine épreuve ? Attention, je ne dis pas que les chutes sont systématiquement nécessaires à notre apprentissage. Je connais des personnes qui vivent leur vie tout à fait normalement malgré les problèmes. Ça doit être trop bien d’être comme eux, non ? 

Moi aussi, un jour, je me sentirai pleinement accompli, heureux d’être moi-même tout en aidant les autres à mon tour. Malgré ce sentiment de lassitude qui a bien pris sa place depuis 3 mois, j’y crois. Je continuerai de croire que je suis capable du mieux et que toutes choses concourent pour mon bien. Cela ne sert pas à ça ? Toutes nos fêlures ? À aider les personnes qui se retrouveraient dans la même situation que nous et de pouvoir leur dire « je suis passé par là, je sais, tu n’es pas seul’e ». J’ai la solution » 

Car au fond ce n’est pas tout ce que l’on recherche ? Être aimé’e’ ? Accepté’e’ ? Compris’e’ ?

Franchement je galère, mais je verrai sans doute bien assez tôt le résultat de mes semences, et je pense que vous aussi. Restez connectés. « Il ne faut pas attendre d’être parfait pour commencer quelque chose de bien” Abbé Pierre.Nicolas LopezVoir le profil InstagramVoir d’autres articles personnels dans l’onglet Blog : un MéditerranéenIci, un autre article que j’ai beaucoup aimé écrire “lettre à mon futur moi (celui de 2030)“. Un excellent exercice pour permettre à ton toi d’aujourd’hui d’imaginer ce qu’il sera dans 10 ans. Qu’est-il possible de mettre en place pour y arriver ?

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3 Comments

  1. Akpéné

    Merci pour cet article qui raisonne avec ce que je vis en ce moment.
    Oui choix et foi, c’est ce que j’ai retenu. Ne pas choisir c’est choisir également, ma vie, mon changement commencent avec moi, avec mes choix et sur la manière dont je décide de statuer. Et foi car c’est ce qui me maintien, foi en Dieu, en cette personne qui croit en moi et ne le cessera jamais car il m’a créé et me connaît – il me rappellera toujours donc ce qu’il a mit en moi qui est vérité et me poussera toujours à continuer, à ne jamais lâcher – foi en l’avenir glorieux qu’il a lui-même déclaré sur ma vie, foi en sa paix, joie, et en son amour.
    Ca commence avec nous, donc choisissons d’être ce que nous sommes réellement.
    (petite correction Dans la partie “Une partie de la solution est en moi” : “je sais que Dieu* se glorifiera”)

    Merci pour ce magnifique site, il est très poétique et paisible, c’est un réel plaisir de parcourir les articles, j’apprends beaucoup de choses !

    Que Dieu vous fortifie pour continuer !

    1. Nicolas

      Merci beaucoup pour ce retour ! A très bientôt
      Sois fortifié

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