PORTRAIT : Bjorn Lutke, pasteur missionnaire

Bjorn Lutke est marié et est père de 5 enfants. Il a grandi en Allemagne, dans la région de Wuppertal. Il vit désormais, en France, à Marseille, depuis 30 ans. Bjorn, et Brita, sa femme, sont des pasteurs missionnaires. Ils ont décidé de servir Dieu en 1986 dans leur église locale. Après deux ans en école biblique, ils ont décidé de se lancer dans cette aventure en tant que pasteurs missionnaires. Ils étaient parmi les premiers. 

« Honnêtement, je ne pensais pas devenir pasteur. Je voulais juste partager l’évangile et l’amour de Dieu. Nous étions dans une église baptiste du 5e arrdt de Marseille et certaines personnes ont commencé à se convertir dans le Panier. J’ai donc demandé au pasteur de l’époque d’ouvrir un groupe de maison dans ce quartier. »

C’est à ce moment-là que l’opportunité de devenir pasteur se présente à Bjorn. En effet, le 2e arrdt de Marseille ne comptait pas d’églises. Bjorn Lutke est donc devenu pasteur et a décidé d’y implanter la toute première.

Une première église a donc été ouverte, mais elle n’a pas fonctionné. Ce n’est qu’après cette première tentative que l’église EPP est née, celle que nous connaissons aujourd’hui. 

Ce n’est qu’en 2019 que Bjorn a décidé de passer le flambeau à la nouvelle génération. En effet, Lukas Reichor, dont nous avions fait l’interview il y a quelques mois, s’occupe de l’église implantée à Marseille. Quant à Darja Reichor, elle est pasteure de l’église EPP Saint-Victoret. Vous pouvez également retrouver son article en cliquant sur le lien. 

Bjorn est toujours pasteur, mais principalement occupé avec du coaching pour former des leaders en France, mais encore dans différents pays. Il est aussi responsable d’un réseau d’églises. Elles sont une centaine dans plus 25 nations. Enfin, Bjorn Lutke est également en charge du mouvement pentecôtiste allemand pour plusieurs églises à travers le monde. 

« En ce qui concerne EPP, lidée nétait pas de lancer une église, mais de créer un mouvement d’implantations d’églises. En 2005, nous avons quitté celle que nous avions fondée, ici, à Marseille. J’étais un pasteur malheureux. Je me suis senti prisonnier d’un système que j’avais moi-même mis en place. Jétais frustré, car léglise ne répondait pas aux questions à propos desquelles la société souhaitait avoir des réponses.

Étant donné que le système était en place, je ne pouvais pas de nouveau le changer. Par conséquent, j’ai décidé de recommencer à zéro. »

La particularité de l’église EPP est qu’elle se renouvelle constamment. En effet, l’idée est que la vision serve les membres et non l’inverse. La force de ce mouvement d’implantation d’églises repose sur la mission et moins sur la théologie. En effet, Bjorn considère qu’il n’y a pas qu’une seule vérité ou qu’une seule bonne doctrine. Certaines dénominations pensent qu’elles détiennent la vérité absolue, cela étant dit, Dieu est beaucoup plus large. En réalité, peu importe votre dénomination, il faut savoir rester ouvert et accueillir l’autre dans sa différence. 

Il s’agit effectivement d’interculturalité. C’est-à-dire accepter les différentes croyances des autres et choisir de les respecter sans pour autant essayer de les changer. Il faut savoir supporter la différence des opinions des autres et continuer de faire ce que Dieu nous demande à tous de faire : aimer. 

« Certaines valeurs de bases sont bien évidemment indiscutables comme le fait de savoir et de reconnaître que Jésus est ressuscité et qu’il est le fils de Dieu. EPP est une plateforme qui sert à ton développement et pas l’inverse. »

EPP est une église charismatique. Cela signifie que l’église croit aux dons de l’esprit et aux miracles. Le mouvement charismatique a commencé dans les années 60, quand le Saint-Esprit s’est déclaré dans les églises déjà établies telles que les catholiques, les baptistes ou encore les réformées. 

« Je dis toujours que EPP est une église charismatique pentecotisante. Cela étant dit, nous agissons avec modération. Il y a beaucoup d’extrêmes et notre première église était comme ça, dans la démonstration excessive. Il y avait plein de miracles, mais l’église ne grandissait jamais, car elle faisait peur. Même si on croit à cette manifestation de la puissance de Dieu, on ne veut pas l’imposer. »

Le mouvement pentecôtiste est différent selon les nations. Par exemple, en Allemagne, les femmes peuvent prêcher, être pasteures ou encore être leaders d’église. Bjorn a ramené cette culture allemande en construisant EPP de sorte que les gens puissent redécouvrir ce qui est d’avoir la joie de venir à l’église et de se sentir libre avec sa propre spiritualité. 

Nous avons conclu en demandant à Bjorn Lutke de nous expliquer ce qu’il dirait à une personne qui souhaiterait en savoir plus sur jésus et qui souhaiterait réaliser ses rêves. 

Bjorn Lutke, 

« Mon approche est plutôt explicative. Ce qui est important quand on partage l’évangile est de savoir comment Dieu veut nous utiliser. Donc je demande clairement à la personne ce qu’elle a envie de savoir. Ensuite je m’adapte et j’explique la logique le royaume de Dieu, la logique du salut et la logique biblique. J’aime expliquer le système juridique et le système de droit qu’il y a derrière, le tout souligné par du vécu, des témoignages personnels.

Je me suis ouvert à l’évangile à l’âge de 16 ans. J’étais assez déséquilibré, car ma mère s’est suicidée quand j’avais 12 ans. C’est un ami qui m’a invité dans une église luthérienne, dans un groupe de jeunesse, en Allemagne. Cela m’a beaucoup plu et ma foi s’est développé. Les actes des apôtres me fascinaient parce que j’avais compris que la puissance de Jésus continuait après son départ. C’est auprès de mon pasteur que j’ai voulu en discuter, néanmoins, il m’a certifié que cette période était terminée. 

C’est à ce moment-là que je suis parti et suis devenu hooligan. Mon erreur a été de juger Dieu à cause du mauvais comportement des chrétiens. Il y a une différence entre l’attitude d’un chrétien et ce que dit Dieu. Je conseille de ne pas regarder à la culture d’une église, mais plutôt qui est Dieu ? 

Il faut développer une relation personnelle avec lui. En effet, ce qui ne vient pas par une révélation de sa part ne survivra pas. Si nous faisons quelque chose uniquement parce que des chrétiens nous le disent ou parce que des règles sont imposées, tôt ou tard, ça disparaîtra.

Concernant la réalisation des rêves, Bjorn a cité trois mots, comme un slogan ou un message d’espoir : 

“Résistez. Persévérez. Obtenir.” La question à réellement se poser est : suis-je prêt à mourir pour mon rêve ?

Bjorn et Brita

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