“Rosy”, un film de Marine Barnérias, ou comment cohabiter avec sa maladie ?

Nombreuses sont les personnes qui vivent avec des maladies plus ou moins graves. C’est le cas de Marine Barnérias, une jeune femme atteinte de sclérose en plaques. Il s’agit d’une maladie auto-immune, elle affecte le système nerveux central. De cette maladie, Marine n’en retient aujourd’hui que le bon. Comment est-ce possible ? Grâce à « Rosy », un long-métrage où elle montre comment elle a appris à cohabiter avec sa maladie.

Marine a décidé d’accepter « Rosy » dans sa vie et d’en faire son alliée. C’est à tout juste 21 ans que Marine découvre son diagnostic. Elle entreprend alors un voyage initiatique de 9 mois entre 3 pays différents afin de se réapproprier son corps et par la même occasion, son identité.

Grâce à « Rosy », Marine redécouvrir l’essence même de son être intérieur. En effet, La Nouvelle-Zélande lui permet de redécouvrir son corps, la Birmanie apaise son esprit et enfin la Mongolie, afin de renouer avec son âme. Cette histoire sortira officiellement au cinéma le 5 janvier 2022, notamment au cinéma Artplexe, sur la Canebière, entre autres.

« Rosy » un film à propos de résilience

Est-il possible de cohabiter avec sa maladie, peu importe sa forme ? La résilience permet-elle de donner la capacité de faire face aux adversités de la vie et de transformer la douleur en force motrice ? Peut-on se surpasser et sortir fortifié de nos différents combats ? Si nous partons du principe que nous sommes les architectes de notre propre joie et de notre destin, alors nous pouvons affirmer que oui.

« Quand ce diagnostic est arrivé dans ma vie, tout le monde me disait qu’il fallait que je croie et prie. Néanmoins, je ne voulais pas être hypocrite, car je n’avais aucune habitude liée à la spiritualité. En réalité, j’avais besoin de partir pour être avec moi-même et comprendre comment je pouvais vivre avec ça, avec Rosy. »

Le film ne véhicule pas forcément de message avec une morale, mais plutôt une histoire de vie concrète et touchante. En effet, il montre la vie de Marine Barnérias sous un angle pragmatique dans le but de déclarer qu’il est possible de vivre en choisissant de ne pas accorder de puissance aux circonstances, ou à ce que l’on peut voir.

La foi est partout et est en chacun de nous. C’est précisément elle que Marine Barnérias a rencontrée.

« Je suis parti en disant bye à la religion pour en découvrir d’autres et paradoxalement cela m’a rapprochée de la foi, de ma foi. Ma manière de croire, de prier et de rentrer dans une église est complètement différente. Je sais aujourd’hui pourquoi je le fais. En réalité, je pense que le plus beau des voyages est celui dans lequel on peut écouter sa petite voix intérieure. Celle qui nous dit ose ouvrir ton regard à plus. »

La foi lui a permis de cohabiter avec Rosy et donc de faire disparaître tout ce qui parasitait son esprit. C’est peut-être ce qu’il faut retenir de ce film émouvant. Il permet de remettre en question la vision construite par la société, celle qui ne dévoile qu’un seul chemin, qu’une seule route.

Il y a plus.

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