L’artiste Jean-Pierre Formica expose ses créations au sein de l’historique nécropole romaine des Alyscamps à Arles. En effet, les œuvres du sculpteur céramiste y sont à voir jusqu’au 5 octobre 2025.
Intitulée Panta Rhei, l’exposition explore le pouvoir de la sédimentation, de l’impermanence et de la mémoire. Les matériaux de prédilection de l’artiste sont la céramique, les sculptures de sel, mais aussi le bronze ou encore la peinture et le dessin. Il transforme ainsi les Alyscamps en un espace où passé et présent dialoguent. Les œuvres surgissent au milieu de la nécropole tels des totems et invitent à l’introspection. Le lieu évoque une terre sacrée où patrimoine, histoire et art fusionnent. Les Alyscamps font office de temple et invitent tout un chacun à entrer dans une atmosphère sacrée. D’ailleurs, les conceptions phalliques de Jean-Pierre y participent.
La déambulation permet de tomber nez à nez avec certaines œuvres dès le début, comme une mise en bouche avant d’arriver devant l’église Saint-Honorat des Alyscamps. Les sculptures trônent et l’envie de les approcher ne se fait pas attendre. Cette immersion favorise la réflexion et le déambulateur se questionne sur la matière, le sens des volutes ou bien même sur les couleurs. Matthieu Bameule, commissaire de cette exposition, souhaite que le public plonge dans « une mémoire vivante, empreinte d’humanité ».






Les Rituels à la Galerie Regala
La galerie d’art contemporaine Regala se niche au rez-de-chaussée de la maison Balze érigée au XVIIᵉ siècle sur les cryptoportiques romains. La galerie devient le prolongement de l’archéologie poétique en exposant d’autres œuvres de Formica. Dessins et sculptures composent le reste de son art, comme des empreintes sensibles. Né en 1946 à Uchaud et formé aux Beaux-Arts de Paris, Montpellier et Nîmes, Jean-Pierre vit et travaille entre Arles et Paris. Il se nourrit de la mythologie et de la culture méditerranéenne au fur et à mesure de son voyage pour façonner son art.
Il est d’abord peintre, mais intègre petit à petit la sculpture, la gravure et la céramique. Avec ce double événement, Arles confirme son statut. En effet, la ville romaine rend hommage à un créateur qui n’a cessé de sonder les traces de la mémoire humaine et des civilisations.






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Nicolas Lopez.

