La nouvelle exposition du Mucem, « Amazighes – Cycles, parures, motifs », vous accueille pour découvrir cette culture au Fort Saint-Jean. En effet, le bâtiment Georges Henri Rivière vous ouvre ses portes pour en savoir davantage sur les traditions de ce peuple autrefois appelé berbère.
Présents principalement au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Libye, en Mauritanie, ainsi que dans certaines régions du Mali, du Niger et des îles Canaries, les Amazighes sont un peuple autochtone singulier. Autrefois appelés Berbères, ils ancrent leur identité dans un nouvel ADN. L’origine de ce mot, gréco-romaine et perçue comme péjorative. Il dérive effectivement du mot barbare, est aujourd’hui délaissée au profit de cette nouvelle appellation. Il est possible de traduire le terme Amazigh par « homme libre » ou « noble ». Leur culture se distingue par une riche tradition orale, des arts décoratifs symboliques, des pratiques sociales communautaires et une histoire marquée par des figures emblématiques comme la reine Dihya (Kahina) ou Tin Hinan. L’exposition s’intitule « Amazighes – Cycles, parures, motifs » et constitue un véritable voyage au cœur d’une civilisation plurimillénaire. Ce ne sont pas moins de 150 objets rassemblés, allant du XIXe siècle à nos jours.








L’exposition réunit bijoux, céramiques, textiles, vanneries, sculptures, outils, photographies, vidéos, installations et archives.
Ces trésors proviennent des collections Pierre Bergé, mais aussi des Arts berbères de la Fondation Jardin Majorelle à Marrakech ou encore du Mucem. Les collections publiques et privées canariennes, marocaines et françaises ont également contribué. L’exposition retrace ainsi la parure comme objet identitaire. Le symbolisme spirituel, esthétique et culturel dévoile un langage puissant : les objets que l’on revêt nous donnent du pouvoir et façonnent notre personnalité. Ici, tout est porteur de sens : du dessin sur la peau aux différents motifs, en passant par les broderies et les tatouages… La culture amazighe fonctionne comme une armure que les femmes arborent afin de signifier leur appartenance sociale. En réalité, ce sont des messages sociaux, spirituels et parfois thérapeutiques. Ces derniers se composent de spirales, de cercles, d’animaux, de figures humaines ou de symboles agricoles. Ils témoignent de la volonté de ce peuple de se connecter aux cycles naturels de la nature. Ainsi, ils créent un lien entre le genre et la société.








Les femmes sont au centre de l’exposition. D’ailleurs, elles permettent de véhiculer un message significatif : la femme perçue comme déesse et porteuse de vie. Symboles de fertilité et d’abondance, les figures féminines représentées au sein de l’exposition permettent aux visiteurs de mieux saisir l’importance du pouvoir féminin dans les sociétés autochtones. Finalement, il est possible de décrypter un message profond : le mysticisme et la spiritualité sont des langages que les hommes et les femmes se plaisent à retranscrire par le corps ou par le vêtement. Ces représentations signalent ainsi la présence d’une énergie bienveillante au sein de ces communautés.
Informations pratiques
Dates : Du 30 avril au 2 novembre 2025 Lieu : Mucem – Fort Saint-Jean, bâtiment Georges Henri Rivière Accès : Inclus dans le billet d’entrée du musée.
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Nicolas Lopez.

