Amandine Laurent, le parcours d’une passeuse d’énergies

Elle capte d’abord le monde par l’image et la voix, avant de choisir de le transmettre par le corps et l’énergie. Professeure de yoga (hatha et vinyasa) depuis 2012, naturopathe, énergéticienne, coach professionnelle et personnelle, Amandine Laurent accompagne aujourd’hui celles et ceux qui souhaitent se reconnecter à eux-mêmes, à leur souffle, à leur énergie vitale.

Son approche est vivante, sensible, globale. Elle mêle les outils du yoga, de la naturopathie, du soin énergétique et de l’accompagnement individuel pour guider chacun vers plus de conscience, d’équilibre et de liberté intérieure. Sur le tapis comme en séance, elle invite à habiter le corps, écouter l’élan du cœur, faire de la respiration un ancrage. Avant cela, c’est dans l’audiovisuel qu’elle fait ses premières armes. Cadreuse, monteuse, voix-off… Elle explore l’image et le son avec le même désir : capturer l’essence du vivant, faire passer des messages, toucher un public large. Ce lien à la transmission, au sensible, à la justesse du rythme et du cadre, ne la quitte jamais. Il se transforme, s’approfondit, s’intériorise.

« Aujourd’hui, je capte moins avec une caméra, mais plus avec ma présence, mes mains, mon écoute », dit-elle simplement. Ce regard, cette écoute, elle les met au service d’une transformation douce mais puissante, qui passe par le corps autant que par l’invisible. Dans ses accompagnements, elle tisse des espaces sur mesure : cours de yoga, cercles de parole, soins, guidances, programmes personnalisés… avec toujours la même intention : créer un cadre bienveillant, aligné et vivant, où chacun peut se retrouver pleinement, en sécurité, et avancer vers plus de clarté et de vitalité.

Présente toi en quelques lignes. 

En 2011, l’Inde m’a ouvert les portes du yoga, mais surtout de mon monde intérieur. Là-bas, j’ai découvert la joie simple du moment présent, la générosité, la compassion… et aussi une cuisine incroyable (j’ai pris 6 kg de bonheur !).

En 2019, j’ai rencontré mon âme sœur, dans un stage d’énergétique. Une évidence, un tournant. Ensemble, nous avons décidé de créer des stages de connaissance de soi pour aider chacun à se reconnecter à sa vraie nature : plus libre, plus joyeuse, plus alignée. Et avant tout créatrice. 

La formation en coaching basée sur les neurosciences que j’ai suivie a été une vraie révélation. Elle m’a aidée à m’accepter pleinement, à oser être moi-même. C’est cette liberté d’être que je souhaite aujourd’hui transmettre. Carl Jung disait que « le privilège d’une vie, c’est de devenir qui l’on est vraiment ». Cela signifie apprendre à mieux se connaître, accepter toutes les parties de soi, même celles qu’on a parfois rejetées, pour vivre pleinement en accord avec soi-même, sans être prisonnier des jugements ou des attentes des autres. Mieux se connaître, c’est aussi reconnaître qu’il y a en nous des parts que l’on ne veut pas toujours écouter, des parts qui cherchent à se faire respecter, à être comprises, à être aimées.

Si l’on réagit encore avec colère ou émotion face à quelqu’un, c’est souvent parce que cette part de soi n’a pas encore été entendue, acceptée ou exprimée. La vraie question devient alors : est-ce que je me respecte, est-ce que je m’écoute, est-ce que je m’aime vraiment ? Si la réponse est non, il est naturel que l’on réagisse.

C’est ce chemin d’écoute intérieure que j’aide les personnes à emprunter. Se connaître permet de comprendre ses réactions, ses blessures, mais aussi ses forces, pour faire des choix plus justes et vivre avec plus de paix et de liberté intérieure. Une grande partie de mon accompagnement est centrée sur l’amour de soi, dans sa forme la plus profonde. Pas un amour narcissique ou centré sur l’ego, mais un amour fondé sur le respect de soi, l’écoute sincère de ses besoins, l’alignement à ses valeurs, et le respect de l’autre.

S’aimer, c’est reconnaître sa valeur, poser des limites saines, honorer ses ressentis sans culpabilité, et offrir à l’autre cette même qualité de présence. Ce n’est pas se placer au-dessus, mais plutôt cesser de se placer en dessous. C’est un acte de vérité, d’authenticité et de responsabilité.
S’aimer, ce n’est pas se mettre au centre du monde. C’est remettre Dieu au centre de soi.

1. Dans ta vidéo “Arrêtons de confondre Dieu et Univers”, tu distingues Dieu et l’Univers, peux-tu expliquer ce que ces deux notions signifient pour toi, et pourquoi il est important de les différencier ? 

Dans ma vision (nourrie par des années d’exploration spirituelle, d’expériences personnelles et des enseignements comme ceux de Jung ou encore de Jésus) Dieu et l’Univers ne sont pas la même chose, même s’ils sont intimement liés.

Dieu, pour moi, c’est la conscience pure, l’être absolu, la source de toute chose, le créateur.
Il est invisible, sans forme, intemporel. Dieu n’a pas de commencement, pas de fin. Il ne se voit pas, mais il est à l’origine de tout ce qui est. Ce n’est pas une entité extérieure avec une barbe dans le ciel, c’est la vie elle-même, l’intelligence divine qui sous-tend toute existence.
Dieu n’est pas quelque chose que l’on prie « à l’extérieur », c’est ce que l’on porte en soi de plus vivant, de plus profond, de plus créateur. Quand tu imagines, quand tu ressens avec foi, quand tu te connectes au silence intérieur… tu es en lien avec cette puissance invisible qui donne naissance à toute chose.

L’Univers, lui, c’est la création, ce qui est visible, ce qui est manifesté dans la matière.
C’est ce que l’on perçoit avec nos cinq sens. C’est le monde tel qu’il apparaît dans le miroir de notre conscience. L’Univers est forme, mouvement, manifestation. Il ne crée pas par lui-même. Il révèle, il reflète ce que la conscience (Dieu) a imaginé, ressenti, cru vrai.

Autrement dit :
Dieu est l’origine invisible. L’Univers est le résultat visible.
Dieu est sans forme. L’Univers est la forme.
Dieu crée. L’Univers reflète.

Pourquoi est-ce si important de faire cette distinction ? Parce que beaucoup de personnes donnent à l’Univers le rôle de Dieu. Moi aussi, pendant des années, j’ai répété à mon entourage : « Demande à l’Univers ! », convaincue que c’était lui qui décidait.

Mais l’Univers n’a pas de volonté propre. Il n’est pas une intelligence décisionnaire, il est un miroir. Il ne répond pas à tes mots, mais à ton état intérieur. Si tu crois que c’est lui qui décide, tu risques de te placer dans une posture de passivité, d’attente ou de frustration.

Alors que lorsque tu comprends que Dieu agit à travers toi, tu réalises que le pouvoir créateur est en toi. Tu n’es plus un spectateur qui attend une réponse extérieure, tu es un co-créateur conscient. Dieu t’entend dès que tu ressens, dès que tu crois, dès que tu imagines avec foi. En réalité, Dieu t’écoute tout le temps, en permanence. C’est pourquoi il est fondamental d’observer ce que tu cultives intérieurement : tes pensées, tes émotions, tes images mentales. Car ce que tu nourris en toi (tes pensées, tes émotions, tes images mentales, ta foi) devient la matière première de ta réalité.

Faire cette distinction, c’est reprendre ton autorité intérieure. C’est revenir à la source. Et te souvenir que tout commence dans l’invisible et se manifeste dans le visible.

2. Tu abordes souvent la thématique de la manifestation (“15 Minutes to Manifest What You Want”), quelle place Dieu prend‑Il dans tes exercices de manifestation et ton quotidien spirituel ? 

Je parle souvent de la manifestation, pas comme une technique magique pour « obtenir » des choses. Pour moi, manifester, c’est surtout se souvenir de qui on est vraiment : un être illimité, connecté à Dieu. Dieu a une place centrale dans ma vision de la manifestation. Je ne manifeste pas « à la place de Dieu », je manifeste avec Lui. C’est une co‑création. Tout part de l’intérieur : de ma foi, de mes pensées, de mes émotions… et Dieu répond à mon état intérieur, comme un miroir bienveillant.

Dans mes exercices, que ce soit les 15 minutes avant de dormir ou mes visualisations quotidiennes, je commence toujours par me recentrer sur la présence de Dieu en moi, cette intelligence créatrice infinie. Je ne cherche pas à contrôler, mais à m’aligner. Et quand je me sens alignée, guidée… tout coule avec beaucoup plus de paix.

En résumé, Dieu n’est pas en dehors du processus de manifestation. Il en est la source. Et mon rôle, c’est de rester dans la foi, dans l’amour, dans la conscience.

3. Tu parles beaucoup d’énergie, de fréquences, de vibrations : comment Dieu s’exprime‑t‑Il selon toi dans cette dimension énergétique ? 

Avant d’y répondre, je me permets de clarifier la différence entre énergie, vibration et fréquence vibratoire, car ce sont des mots qu’on utilise souvent, parfois sans les distinguer.

L’énergie, c’est le souffle de vie. Ce qui circule en nous, autour de nous, partout. La vibration, c’est la couleur de cette énergie à un instant donné, ce que nous ressentons et émettons : amour, paix, colère, peur, joie. On croit qu’il y a plusieurs vibrations, mais en réalité, il n’y en a qu’une seule : l’amour. Toutes les autres ne sont pas des vibrations opposées, mais des états de contraction, d’éloignement ou de déconnexion de cette vibration originelle. La peur, la colère, la tristesse ne sont pas des « autres » vibrations, ce sont des filtres posés sur la seule vibration qui existe : celle de l’amour.

La fréquence vibratoire, c’est la fréquence à laquelle cette vibration d’amour circule à travers nous. Plus nous vivons dans le cœur, la joie, la foi, plus cette fréquence s’élève, et plus nous rayonnons l’amour avec pureté. Et c’est là que Dieu, pour moi, s’exprime pleinement. Dieu est la vibration d’origine. Pure, vivante, infinie. Et notre fréquence vibratoire est notre manière de dialoguer avec Lui. Chaque fois que je choisis de vibrer l’amour, la gratitude, la foi… non pas de façon ponctuelle, mais avec constance, je m’approche de cette présence. Je me fonds en Elle.

C’est un état d’union. Pas à atteindre, mais à retrouver. Dans cet espace, il n’y a plus rien à forcer : l’énergie s’aligne, les réponses arrivent, la vie circule. Et pour être entière avec vous… il m’arrive encore, moi aussi, de retomber dans mes anciens réflexes.

Parfois, une parole me blesse, une situation me heurte, et sans m’en rendre compte, je glisse dans mon moi conditionné. Celui qui veut se défendre, se justifier, réagir, dominer. Mais quand j’en prends conscience, je m’arrête. Je respire. Et je me pose cette question qui me recentre à chaque fois :

« Que ferait l’Amour ? » ou encore « Que ferait Jésus ? »

Je me mets alors à la place de l’autre, j’essaie de comprendre son comportement, ses blessures, son histoire, car je sais que : Chaque acte est soit un acte d’amour, soit un appel à l’amour. Et là, quelque chose s’ouvre à l’intérieur. Comme si mon cœur reprenait sa juste place, celle que le mental avait occupée un instant, par peur. Dans ce retour à l’Amour, je retrouve la paix. Pas un amour parfait, mais un amour vrai.

4. Dans ta vidéo “S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème”, quelle relation vois‑tu entre la confiance en Dieu et l’accueil de ce que la vie nous propose ? 

Dans cette vidéo, quand je dis “S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème”, je parle d’un retournement de regard. Souvent, on dit qu’il n’y a « pas de solution », mais en réalité, on choisit (consciemment ou non) de garder le problème. Parce que le changer nous demanderait d’abord de s’assoir, de méditer sur la situation, d’arrêter de fuir. Pour ensuite prendre une décision, agir, sortir d’une zone connue. Il y a quelques années, une vidéo tournait sur les réseaux sociaux avec un sage indien qui disait :

« Vous avez un problème dans la vie ? Pouvez-vous en faire quelque chose ?

Oui ? Alors pourquoi s’inquiéter ?
Vous avez un problème dans la vie ? Pouvez-vous en faire quelque chose ?

Non ? Alors pourquoi s’inquiéter ? »

J’adore cette simplicité et cette touche d’humour. Et c’est là que reprendre sa responsabilité devient essentiel. Nous sommes co‑créateurs. Main dans la main avec Dieu. Ce que nous vivons n’est jamais une punition, mais une opportunité d’alignement, d’expansion, de retour à soi. Lorsqu’on ajoute de la valeur à chaque situation, même douloureuse, on est instantanément libéré du poids de devoir tout contrôler. On passe du rôle de victime à celui de créateur conscient, guidé.

Et l’inconnu ? L’inconnu ne fait pas peur. Ce qui fait peur, c’est la projection qu’on en fait, nourrie par nos blessures passées. Mais l’inconnu, en vérité, est le terrain fertile des miracles. Et quand on s’y avance avec foi, Dieu ouvre des chemins qu’on ne pouvait pas imaginer.

5. Tu proposes des méditations guidées, y intègres‑tu un dialogue silencieux avec Dieu ? Si oui, sous quelle forme ? 

Oui, absolument.
Dans mes méditations guidées, j’intègre toujours un espace de dialogue silencieux avec Dieu, parce que la présence divine est une source infinie de guidance et de paix.

J’ai une relation intime avec le silence, ce souffle invisible qui danse entre les mots. Il est mon refuge, le sanctuaire secret où mon âme se retire pour se ressourcer. Je me nourris de son calme profond, tel un pèlerin buvant à la source éternelle. Le silence est une mer tranquille où mes pensées se posent, un écrin où naît la lumière. C’est là, dans ce murmure sacré, que je rencontre Dieu, non pas dans le bruit, Mais dans la douce vibration d’un souffle qui éveille mon cœur à l’infini.

Parfois aussi, je fais appel à la musique. Certaines notes, certaines fréquences ont ce pouvoir mystérieux : elles apaisent instantanément, élèvent l’âme, et nous font voyager à travers l’espace et le temps, comme si chaque vibration nous ramenait un peu plus près de notre cœur. Et puis, il y a les mélodies de la nature, si précieuses à mes yeux. Le bruit des vagues, le murmure de l’eau, le vent qui danse dans les arbres… Le chant des oiseaux, si pur, si léger.
Pour moi, tous ces sons sont des prières vivantes. Des rappels subtils que la Terre elle aussi chante Dieu.

Quand on parle à Dieu ou qu’on ressent sa présence, ce n’est pas forcément en parlant à voix haute ou en formulant des phrases dans sa tête.

Parfois, ce lien naît dans ce que tu ressens dans ton corps, dans le calme intérieur, dans le fait d’être simplement là, présente à ce qui est. Autrement dit, ce n’est pas toujours avec des mots que se vit cette communication, mais dans une sensation subtile, une paix qui s’installe, une écoute silencieuse de l’instant. Je guide les méditations comme des retrouvailles : avec soi, avec la vie, et avec cette Présence plus grande, qui ne nous quitte jamais.

6. En tant que coach et officiante de cérémonies laïques, comment intègres‑tu Dieu dans des cérémonies non confessionnelles ? 

Je n’associe pas Dieu à une religion. Comme partagé plus haut, Dieu est pour moi la conscience pure, l’intelligence invisible et vivante qui anime toute chose. Pas une figure extérieure figée, mais une présence intime, au cœur de chaque souffle. C’est dans cette conscience-là que j’anime, avec mon conjoint Bastien Milbeau, des stages de connaissance de soi. Des espaces sacrés, profonds et joyeux, où l’on revient à l’essentiel :
le cœur.

C’est lui notre boussole.
C’est lui qui sait.
Enfin, c’est dans le cœur que la voix de Dieu se fait entendre : subtile, douce, mais d’une vérité tranchante.

Et dans ce voyage vers soi, Jésus a une place essentielle. Non comme une figure religieuse, mais comme un guide universel de l’Amour. Jésus représente pour nous le rappel de l’unité,
celui qui, même au cœur de la douleur ou de la division intérieure, nous tend la main pour revenir à l’essentiel : l’Amour, la compassion, l’union.

Ceci dit, sur le chemin, il m’arrive encore de retomber dans la séparation, dans le mental, dans la peur. Mais Jésus nous ramène toujours à cette évidence : l’Amour n’est jamais loin,
qu’il suffit d’un instant de présence, d’un regard intérieur sincère, pour que la lumière se rallume.

Stage après stage, nous voyons des femmes se relever dans leur puissance douce, des hommes s’ouvrir à leur cœur sans honte,et surtout, des êtres retrouver la mémoire de qui ils sont : des âmes reliées, guidées, et profondément aimées. C’est à chaque fois un honore d’observer ce moment si précieux où chacun ressent à nouveau :

« Je suis relié à plus grand… et je l’ai toujours été. »

Ce que nous offrons, ce n’est pas une méthode. C’est un chemin d’écoute, de vérité, de partage et d’amour. Un retour à soi, par la voie du cœur. Un rappel que la part de divin que nous cherchons à l’extérieur, est déjà là, prête à rayonner.

7. Ton post TikTok “Que Dieu te bénisse” semble très spontané, est‑ce une bénédiction personnelle que tu offres à ta communauté ? Comment perçois‑tu ta responsabilité spirituelle envers elle ? 

Oui, c’est une bénédiction que j’offre avec le cœur. Quand je dis « Que Dieu te bénisse », ce n’est pas une formule toute faite. C’est un souffle vivant, une intention pure, un appel à se souvenir que l’on n’est jamais seul. Je ressens une profonde responsabilité spirituelle envers les personnes qui m’écoutent, non pas comme un poids, mais comme une présence consciente à honorer. Je ne suis pas là pour convaincre ou imposer une vérité, je suis là pour rappeler, réveiller, résonner. Et surtout, pour partager mon expérience personnelle.

Ce que je transmets, je le vis. Chaque mot, chaque vidéo, chaque méditation part d’un lieu sincère en moi, où Dieu me traverse et m’inspire à parler à l’âme, pas à l’ego. Et je le dis souvent : ne croyez pas tout ce que l’on vous dit, pas même moi. Ressentez. Écoutez ce que votre cœur vous dit. Expérimentez par vous-même. C’est la seule voie véritable. On peut lire des centaines de livres, mais une seule minute de connexion vécue en soi peut tout transformer. Il n’y a pas de destination. Le chemin est tout ce qui compte.

Alors osez. Heurtez-vous à la vie. Aimez. Tombez. Relevez-vous. Car avec Dieu, vous ne serez jamais perdu. Il vous guide, même dans le silence, même dans l’ombre. Ma responsabilité, c’est d’être claire intérieurement, de ne pas confondre guidance et pouvoir, de toujours revenir à l’humilité, à l’écoute, à la prière. Car la vraie bénédiction, ce n’est pas ce que je dis, c’est ce que chacun ressent en soi, quand nous nous souvenons que Dieu est déjà là, en nous, et qu’Il n’a jamais cessé de l’être.

8. Lorsque tu aides tes abonnés à libérer leurs blocages, quel rôle Dieu joue‑t‑Il dans le processus de libération intérieure et de prospérité ? 

Dans chaque processus de libération intérieure, qu’il s’agisse d’argent, d’amour ou de santé, Dieu a une place centrale. Pas un Dieu extérieur, mais la Présence vivante, aimante, créatrice en chacun de nous. Quand je parle de blocages, je parle souvent d’identifications inconscientes : à la peur, au manque, à l’indignité. Ces blocages nous coupent de notre vraie nature. Et pour moi, Dieu, c’est justement ce rappel vibrant de qui nous sommes vraiment :
abondants, aimés, capables de créer une vie à notre image.

L’argent est un cas particulier, parce que nous sommes les seuls êtres vivants sur Terre à avoir inventé un système où il faut « payer pour vivre ». Les oiseaux ne paient pas pour voler. Les arbres ne paient pas pour grandir. Les animaux ne comptent pas leur valeur en pièces ou en chiffres.

L’argent est un outil humain. À l’origine, il a été créé pour faciliter les échanges… mais il a fini par diviser. Diviser les classes sociales. Diviser les nations. Mais aussi, diviser les êtres humains entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas.

Et surtout, il a séparé l’être de sa propre valeur intérieure. Mais cette division est aussi une opportunité. Car à travers notre rapport à l’argent, nous pouvons voir nos blessures, nos peurs, nos croyances… et les guérir. Par exemple : imaginez quelqu’un qui, enfant, voyait ses parents se disputer violemment à chaque fin de mois à cause de l’argent. Dans son inconscient, argent = conflit, insécurité, séparation. Alors devenu adulte, même s’il veut consciemment attirer l’abondance financière, il la repousse sans le savoir, parce qu’au fond de lui, recevoir de l’argent, c’est risquer de perdre l’amour, la paix, la relation. Ce n’est pas qu’il n’est pas « aligné » ou « pas assez positif », c’est qu’en lui, il y a un enfant qui pense encore que l’argent détruit les liens.

Et tant que cette mémoire n’est pas reconnue et aimée, l’inconscient fera tout pour rester « en sécurité »…en restant dans le manque. Mais quand cette peur est mise en lumière, avec douceur, avec conscience, alors un espace s’ouvre. L’argent redevient neutre. Et l’amour redevient possible, même dans l’abondance. Nous pouvons choisir de faire de l’argent un espace de conscience, un miroir qui nous aide à retrouver l’unité avec nous-mêmes et avec la Vie. Pas pour nous y attacher, mais pour nous en libérer intérieurement.

9. À travers ton parcours (coaching, yoga, naturopathie, soin énergétique), comment ton lien à Dieu a‑t‑il évolué ? Peux‑tu partager un moment charnière où ce lien s’est transformé ? 

Depuis toute petite, j’ai un lien profond avec la nature, les animaux, le silence.
Je me sentais chez moi dans l’eau bleue turquoise, sur la plage (j’ai grandit à l’île Maurice) le ciel ouvert. C’est dans ces espaces que je percevais quelque chose de plus grand. Une paix. Une présence. Ce lien au vivant, à Dieu, a toujours été là – discret, mais puissant.

Et puis je l’ai perdu en grandissant, pendant l’adolescence… lorsqu’on est formaté à croire que pour réussir, il faut se conformer, se protéger derrière des masques, écouter surtout la voix du mental et des normes sociales.On apprend à douter, à contrôler, à cacher sa sensibilité. On se coupe peu à peu de cette intuition, de cette connexion silencieuse avec la vie. C’est comme si la société nous éloignait de cette sagesse intérieure, pour privilégier la raison froide et la compétition. Et donc pendant longtemps, je n’avais pas la confiance en moi que j’ai aujourd’hui. Je doutais de ma légitimité. Je voulais aider, mais je n’osais pas pleinement rayonner.

Et pourtant, depuis 2012, j’accompagne des êtres sur le chemin de la connaissance de soi et de la reconnexion au cœur. Mais c’était difficile… Je galérais à me faire connaître, surtout sur les réseaux. Il y a beaucoup de thérapeutes, de coachs dans cette situation… Et en France, les mentalités sont souvent très cartésiennes. Et peut-être que je l’étais encore trop moi aussi : trop dans le mental, encore trop formatée au système de la peur, pas assez dans l’abandon confiant. Le tournant s’est fait le jour où j’ai décidé de revenir à Dieu. Sérieusement. Fréquemment. Concrètement.

Je me rappelle, un matin, scroller sur Pinterest et tomber sur une image qui a marqué un tournant dans ma vie : « Recommence mais cette fois-ci avec Dieu. » J’ai recommencé à Le remettre au centre : dans mes choix, mes créations, mes intentions. Et tout a changé.

J’ai senti une force douce me traverser. Une évidence. Un sentiment de liberté. Beaucoup de joie et d’amour. Ma foi est devenue confiance vivante, ma mission s’est clarifiée, et les portes se sont ouvertes : ma visibilité sur les réseaux a décollé, mais surtout, mon « pourquoi » est devenu inébranlable. Aujourd’hui, je suis guidée par quelque chose de plus grand en moi.
Et c’est avec cette foi active que j’aide les autres à se reconnecter à leur cœur, à leur part divine, à leur pouvoir créateur. Parce que lorsque l’on chemine main dans la main avec Dieu, plus rien ne nous arrête.

Aussi, j’ai reconnecté avec Jésus grâce à la série The Chosen, que je vous recommande chaleureusement. Elle montre un Jésus profondément humain, aimant, vrai. Pas celui des dogmes, mais celui qui guérit, qui élève, qui parle au cœur. Pour Bastien et moi, il est un exemple vivant d’amour, de foi et de courage. Il nous inspire chaque jour à marcher dans la paix et la vérité.

10. Enfin, quand on te demande “Comment définir Dieu en une phrase ?”, que répondrais‑tu ? En quoi cette définition imprègne‑t‑elle ta façon de vivre et d’accompagner les autres ?


Dieu, c’est l’Amour, dans sa forme la plus pure.

Cette Présence me guide chaque jour. Elle me rappelle que derrière chaque masque, chaque douleur, chaque peur, il y a la lumière. Et que cette lumière, c’est l’Amour à l’état pur. Celui qui ne juge pas, qui ne divise pas, qui ne réclame rien… mais qui transforme tout.

Accompagner les autres, pour moi, c’est les inviter à se souvenir. Se souvenir de qui ils sont vraiment, au-delà des blessures, au-delà des conditionnements. C’est les guider vers cette part en eux qui sait déjà, qui ressent, qui voit avec le cœur. Là où il n’y a plus de lutte, plus de masque, plus de séparation. Seulement la vie, dans sa pleine intensité.

Je crois profondément que la guerre commence là où l’on a oublié notre capacité à aimer. Quand le cœur se ferme, la peur prend le relais. Alors j’œuvre à rouvrir les cœurs. À faire renaître la sensibilité comme une force sacrée. Car un cœur sensible est un cœur vivant. Et un cœur vivant est capable de paix.

Nous sommes toutes et tous des éclats de cette même Conscience. Et plus nous nous souvenons de cela, plus nous avançons ensemble, non pas pour conquérir le monde, mais pour l’honorer. Pour le réenchanter.

Mon rôle est d’allumer des étincelles. De rappeler que la douceur est une puissance. Que l’amour est un chemin. Et que Dieu, ce n’est pas un concept figé, mais un Souffle, un battement, une Source à laquelle nous pouvons tous nous relier à chaque instant. Vivre avec cette conscience, c’est danser avec la vie, c’est s’abandonner avec foi à quelque chose de plus grand en soi… Ça ne place plus Dieu à l’extérieur, mais à l’intérieur, comme une grandeur déjà présente en nous. Et se rappeler que nous ne sommes jamais seuls.

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