Au cœur d’Arles, le Musée de la Mode et du Costume Fragonard propose une immersion singulière dans l’histoire du vêtement à travers son exposition temporaire « Costumes de lumière ! En piste, sur scène et sur les podiums ». Dès l’entrée, le visiteur comprend qu’il ne s’agit pas simplement d’une présentation textile, mais bien d’un dialogue entre patrimoine, spectacle et création contemporaine.
En effet, cette exposition, présentée du 27 mars au 26 avril 2026, explore la dimension spectaculaire du costume. Depuis le XVIIIe siècle, le vêtement dépasse sa fonction utilitaire pour devenir un langage visuel, chargé de symboles et d’émotions. Ainsi, le costume du torero, figure centrale du parcours, incarne cette transformation. Inspiré des habits de la cour des Bourbons, il témoigne d’un subtil mélange entre aristocratie et culture populaire. Par ailleurs, l’exposition met en lumière l’évolution de cette figure à travers les arts. D’une tradition enracinée dans les arènes, le torero devient progressivement un personnage mythique, notamment grâce à l’opéra Carmen de Georges Bizet, où le célèbre Escamillo incarne une vision théâtralisée et romantique du costume. Dès lors, le vêtement quitte le réel pour entrer dans l’imaginaire collectif.
Cependant, l’intérêt de Costumes de lumière ne réside pas uniquement dans son regard historique. Au contraire, l’exposition tisse un lien constant entre passé et présent. Des pièces issues de collections privées, notamment celles inspirées par Francisco de Goya, dialoguent avec des créations contemporaines, comme celles de la maison Christian Lacroix. Cette confrontation révèle une continuité esthétique. Elle comprend la recherche de lumière, de mouvement et d’identité dans la création vestimentaire.



La scénographie participe pleinement à une expérience immersive.
Dans une mise en scène pensée comme un parcours narratif, chaque costume semble s’animer sous le regard du visiteur. La lumière qui éclaire les costumes contraste avec l’obscurité des pièces. L’idée ? Ne pas se laisser déconcentrer par les éléments extérieurs afin de laisser (littéralement) briller les étoffes. Cette dernière, omniprésente, souligne les broderies, les textures et les volumes, donnant presque l’illusion que les silhouettes respirent. Ainsi, le musée réussit à transformer des objets figés en véritables présences vivantes. En parallèle, cette exposition s’inscrit dans un projet plus large porté par la maison Fragonard. Installé dans un hôtel particulier restauré du centre historique d’Arles, le musée ambitionne de raconter plus de trois siècles d’histoire du costume provençal et européen. Il s’appuie sur une collection riche de milliers de pièces, témoignant de l’évolution des usages, des savoir-faire et des identités culturelles.



Dès lors, Costumes de lumière apparaît comme une extension naturelle de cette mission. C’est-à-dire montrer que le vêtement est à la fois mémoire et création, tradition et réinvention. En révélant la puissance esthétique du costume, l’exposition invite à repenser notre rapport à l’apparence, mais aussi à la scène sociale que chacun habite. Enfin, dans une époque où l’image et la représentation occupent une place centrale, cette plongée dans l’histoire du costume résonne avec une actualité brûlante. Car au fond, qu’il soit porté dans une arène, sur une scène ou dans la vie quotidienne, le vêtement reste un outil d’expression, une manière d’exister au regard des autres. Ainsi, à Arles, la mode ne se contemple plus, car elle se vit.
Jusqu’au 26 avril 2026.
Musée de la Mode et du Costume, 16 rue de la Calade 13200 Arles
+33 4 90 18 37 37
musee.arles@fragonard.com
Découvrez notre agence de communication.
Nicolas Lopez.

