Certaines adresses se découvrent presque par hasard et pourtant, une fois la porte franchie, elles s’imposent comme des évidences. Faim Soif Aussi, à Montpellier, fait partie de celles-là. Un lieu à part, où la cuisine devient langage, où le vin raconte, et où le corps retrouve, doucement, une forme d’équilibre.
D’abord, il y a la ville. Montpellier vibre. Entre ruelles anciennes et énergie contemporaine, elle cultive un art de vivre singulier. Ici, le sud s’exprime autrement, car plus urbain, plus libre, mais toujours profondément ancré dans le plaisir. C’est dans cette dynamique que s’inscrit Faim Soif. Puis, dès les premiers instants, l’atmosphère opère. La salle est chaleureuse, vivante, presque familière. Le zinc, les lumières, les étagères remplies de bouteilles créent un décor vivant, presque vibrant. Rien n’est surjoué, tout est pensé pour que l’on se sente bien. Très vite, les conversations s’installent, les verres tintent, et une énergie douce circule entre les tables. L’équipe, elle, incarne pleinement cet esprit. Accueillante, souriante, attentive sans jamais être intrusive, elle accompagne l’expérience avec naturel. Ici, le service ne se contente pas d’être efficace puisqu’il est essentiellement humain. D’ailleurs, c’est précisément ce qui fait la différence.
Ensuite, vient l’essentiel : l’assiette. Chez Faim Soif, la cuisine est vivante. Elle ne cherche pas à impressionner, mais à toucher à nourrir, au sens profond. Car manger ne relève pas uniquement du plaisir immédiat. C’est aussi une manière de prendre soin de son corps, de lui offrir des produits justes, des cuissons maîtrisées, des associations équilibrées. Par exemple, les poireaux grillés, sauce gribiche revisitée (12 €) ouvrent le bal avec une précision remarquable. La cuisson est nette, le légume garde sa texture, et la sauce apporte une modernité subtile. Puis, le tartare de bœuf au couteau, condiment fumé et herbes fraîches (16 €) confirme cette approche.




Une approche brute mais maîtrisée, simple en apparence, mais profondément travaillée.
Cependant, c’est peut-être dans les plats que la signature se révèle pleinement. La sole sauvage de Méditerranée, beurre blanc monté, saké (24 €) impressionne par la justesse de sa cuisson. Le poisson est nacré, presque fragile, tandis que la sauce enveloppe sans alourdir. De son côté, la volaille fermière, jus réduit et purée maison (22 €) joue sur le registre du réconfort, tout en conservant une élégance certaine.




Chaque assiette semble pensée pour respecter le produit.
Justement, les produits sont fait aussi pour dialoguer avec le corps. Moins de superflu, plus d’essentiel avec une cuisine qui fait du bien sans jamais renoncer au plaisir. Par ailleurs, la modernité s’exprime dans les détails, car les assaisonnements sont précis, les dressages épurés, les associations parfois inattendues mais toujours cohérentes. Rien n’est laissé au hasard et pourtant tout semble évident. Naturellement, le vin entre en scène. Faim Soif Aussi affirme une vision claire. En effet, la carte fait la part belle aux vins naturels, choisis avec exigence et passion. La carte, courte mais précise, met à l’honneur des vins naturels et biodynamiques.
On y retrouve par exemple un Viognier-Sauvignon du Clos des Calades (environ 30 €) ou encore un Cinsault d’Olivier Cohen (environ 38 €). Ces vins ne sont pas là pour accompagner passivement les plats. En réalité, ils dialoguent avec eux, les prolongent, les bousculent parfois. Et c’est dans cet échange que l’expérience prend toute sa dimension. De plus, l’équipe sait guider sans imposer. Cette dernière écoute, suggère, ajuste. Ce rapport au vin devient alors accessible, vivant, loin de toute rigidité.



Ce qui marque chez Faim Soif, c’est cette capacité à créer un équilibre.
Entre exigence et simplicité. Entre modernité et tradition, entre plaisir et bien-être. Car au fond, tout est là, dans cette idée que bien manger, ce n’est pas seulement se faire plaisir sur l’instant. C’est aussi nourrir son corps avec justesse, respecter les produits, mais aussi comprendre les saisons. Dans une ville comme Montpellier, en mouvement constant, ce type de lieu devient précieux. Une parenthèse et un espace où l’on prend le temps. Où l’on se reconnecte à quelque chose de plus essentiel. En définitive, Faim Soif Aussi n’est pas simplement un restaurant. C’est une expérience sensible. Un endroit où l’on vient pour manger, bien sûr et sans même s’en rendre compte, pour retrouver un peu d’équilibre.


13 rue EUGENE LISBONNE, Montpellier
faim.soifaussi@gmail.com
09 55 95 05 27
Fermé : lundi et dimanche
Ouvert du mardi au samedi :
Déjeuner : 12h00 – 15h00
Dîner : 18h00 – 01h00
Découvrez notre agence de communication.
Nicolas Lopez.

