Marine Wallon au Musée Estrine, entre mémoire et imaginaire

Une nouvelle exposition s’annonce au sein du Musée Estrine comme un temps fort de la saison culturelle en Provence. Intitulée Ce lieu-là, elle met à l’honneur l’artiste Marine Wallon du 13 juin au 20 septembre 2026. Dès lors, cette exposition s’inscrit comme une invitation sensible à explorer la notion de paysage contemporain, entre mémoire, perception et imaginaire.

Depuis 2013, Marine Wallon développe une œuvre picturale singulière centrée sur le paysage. Cependant, loin de se limiter à une simple représentation naturaliste, elle interroge avec subtilité notre rapport au lieu. En effet, ses toiles révèlent des espaces à la fois familiers et insaisissables, oscillant entre figuration et abstraction. Ainsi, mers agitées, falaises abruptes ou étendues brumeuses deviennent les terrains d’une errance visuelle où le regard circule librement. Par ailleurs, le travail de l’artiste repose sur un processus créatif hybride. D’une part, elle s’appuie sur des archives visuelles oubliées, capturées sous forme d’images. D’autre part, elle enrichit sa pratique par des notes prises sur le motif. De cette méthode émergent des paysages recomposés, presque oniriques, qui questionnent la frontière entre réel et imaginaire. Dès lors, le visiteur est invité à se perdre dans une spatialité ouverte, proche d’un labyrinthe sensoriel .

En outre, les figures humaines ou animales, souvent réduites à des présences minimales, renforcent cette sensation d’immensité et de solitude. De ce fait, l’œuvre de Marine Wallon évoque une forme d’« arrière-pays », notion chère au poète Yves Bonnefoy. Cette approche poétique du paysage confère à l’exposition une dimension profondément introspective.

Amália, 2023, huile sur toile, 200x160cm, collection privée © Nicolas Brasseur, Adagp, Paris 2026 / Désert, 2016, huile sur toile, 100x150cm, collection privée © Nicolas Brasseur, Adagp, Paris 2026 / Zanatenco (Sotobosque), 2025, huile sur toile, 170x440cm © Nicolas Brasseur, Adagp, Paris 2026

La richesse matérielle des œuvres participe à leur puissance visuelle.

Entre aplats lisses et textures épaisses, l’artiste utilise une variété d’outils — spatules, grattoirs ou chiffons — pour donner vie à la matière picturale. Plus récemment, elle revient également au papier, explorant de nouvelles techniques mêlant gouache, pastel et estampe. Enfin, cette exposition, coproduite avec le Musée de l’Abbaye de Saint-Claude, réunit près de soixante œuvres et retrace quinze années de création. Ainsi, Ce lieu-là s’impose comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs d’art contemporain en Provence. Entre immersion sensorielle et réflexion sur le paysage, le Musée Estrine confirme une fois de plus son rôle majeur dans la diffusion de la création artistique actuelle.

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Nicolas Lopez.

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