Robato : bistrot franco-japonais, semblable à un shokudo

Les différentes couleurs qui composent la ville de Marseille permettent à de nombreux passionnés de créer des concepts et des idées novateurs. En effet, Robato, une cantine franco-japonaise située aux Réformes, fait partie de cet engrenage bien huilé.

L’Asie est une source d’inspiration. Ses traditions, son patrimoine, mais aussi, et surtout, sa cuisine, inspirent. Marseille le comprend parfaitement, car elle abrite en son sein de nombreuses cantines et restaurants où l’Orient se célèbre. L’aventure Robato commence il y a 3 ans à La Marmite Joyeuse avec des Ramen Parties. Son style décontracté et chaleureux fait la différence, propulsant l’équipe vers leur première adresse au 63, allée Léon Gambetta, dans le 1er arrondissement de la cité phocéenne. Son identité repose sur de bons petits plats fusion réconfortants créés par Stéphanie Borelli, la cheffe, également fondatrice des vermouths « La Funambule« .

Les plats respirent le Japon et invitent à une communion avec la nourriture, presque divine. Les saveurs, les couleurs et les textures font saliver, tandis que l’ambiance générale, résolument joyeuse, provoque sourires et rictus amusés. Car oui, les serveurs sont d’une amabilité singulière, dotés d’un humour tantôt caustique, tantôt potache. On adore ! Par ailleurs, en ce qui concerne les plats, rien à redire. Tout est simplement délicieux. Le cœur et l’estomac se sentent bien, de l’entrée au dessert, en passant par les délicieux sakés doux comme du miel.

Nous avons une carte simple : 3 entrées, 3 plats et 2 desserts, avec toujours un ramen à la carte. Cette carte a une rotation d’un plat, d’une entrée et d’un dessert par semaine environ. Ce qui permet aux habitués de revenir fréquemment sans jamais s’ennuyer. Affirme Remi Arnaud, cofondateur du restaurant.

Robato s’implique totalement envers la qualité des recettes façonnées.

En effet, saisonnalité et circuits courts sont les lois imparables qui définissent la ligne de conduite du restaurant. L’équipe s’efforce aussi d’utiliser le maximum de leurs déchets dans le but de les transformer pour les resservir. En témoigne la mayonnaise à l’huile de carapace maison, qui vient donner un sacré twist aux crevettes panées Ebi Katsu (10 euros). On vous conseille également de prendre un Gyuniku no Taru Taru, ou tartare de bœuf, avec sa galette de riz croustillante et sa mayo au soja (9,50 euros).

Ensuite, pour les plats, l’incontournable ramen au poulet, composé de Tare Shoyu (sauce pour ramen au soja), d’ajitama (œuf mariné), de tomates rôties, d’aubergines et de shiitakés, vous fera chavirer (18 euros). On vous conseille aussi le Tataki de thon et son butternut rôti, pleurotes croustillants, beurre blanc au yuzu et gingembre, un délice ! (21 euros). En guise de dessert, fondez pour les mochis frits aux parfums de belles Hélène (8 euros). Ouvert midi et soir, Robato vous fera (re)tomber amoureux de la cuisine japonaise et de ses saveurs.

Au Japon, les saisons ont une grande importance, comme on peut le voir dans leur nomenclature ou dans les haïkus. Il était donc très important pour nous d’avoir cette démarche dans notre cuisine et notre restaurant. À ce sujet, je ne peux que vous conseiller de lire Nagori de Ryoko Sekiguchi. Remi Arnaud.

Voici quelques événements à 4 mais pour l’année à venir ! Découvrez le programme ci-dessous. Parmi les temps forts, un mois dédié à la cuisine nikkei, cette fusion entre le Pérou et le Japon, axé sur la préparation du poisson cru. Nous aimerions également inviter à nouveau le chef Edouard Grand pour cet événement.

63 allée Léon Gambetta, 13001. 0987197206

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Nicolas Lopez.

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