À Marseille, le cinéma ne se contente pas d’être vu. Il s’écoute, ressent et se traverse. Du 30 mars au 4 avril 2026, le Festival international Music & Cinema Marseille (MCM) revient pour une 27ᵉ édition qui confirme, une fois encore, sa singularité en Europe. Celle de placer la musique au cœur du récit cinématographique. Non comme un simple accompagnement, mais comme une force narrative à part entière.
D’abord, il y a le cadre. Marseille, ville de contrastes et de vibrations, accueille un festival qui dialogue avec son territoire. Le cœur du MCM bat à l’Artplexe Canebière, tandis que d’autres lieux emblématiques comme La Criée, le Conservatoire Pierre Barbizet, l’Alcazar, Les Variétés ou encore le Videodrome 2, deviennent, le temps d’une semaine, des espaces de rencontres et de transmission. Le cinéma sort de l’écran. La musique sort de la partition.
Ensuite, il y a les figures invitées. Cette année, le MCM accueille deux invités d’honneur de stature internationale. D’un côté, Steven Price, compositeur britannique oscarisé, reconnu pour son approche profondément narrative de la musique de film. De Gravity à Baby Driver, ses partitions façonnent l’expérience du spectateur et redéfinissent la relation entre son et image. De l’autre, Veerle Baetens, actrice et réalisatrice majeure du cinéma européen, dont le parcours traverse les registres avec une rare intensité. Elle vient présenter Débâcle, son premier long métrage en tant que réalisatrice, ainsi que Quitter la nuit, film salué par le public à la Mostra de Venise.







– Une fugue – Agnès PATRON
– Ishaq – Tuna KAPTAN
– Memory Traces – Grima IMUDOTTIR
– Yo Yo – Mohammadreza MAYGHANI
– Sandbag Dam -Čejen ČERNIĆ ČANAK
– Don’t let the sun – Jacqueline ZÜND
Mais le MCM ne se limite pas aux grands noms, au contraire.
Le festival s’impose comme un véritable laboratoire de la jeune création. À travers ses compétitions de longs et courts métrages, il met en lumière des œuvres venues du monde entier, où la musique joue un rôle décisif dans la construction du sens. Ici, chaque film est pensé comme un dialogue. Entre un réalisateur et un compositeur. Entre une image et une émotion, mais aussi, entre une histoire intime et une portée universelle.
Par ailleurs, les programmes hors compétition prolongent cette réflexion. Le dispositif Accords en duo explore la collaboration artistique sur le long terme, à l’image des échanges entre Olivier Masset-Depasse et Frédéric Vercheval autour du film Duelles, ou entre Cyril Aris et Anthony Sahyoun pour Un monde fragile et merveilleux. Ces dialogues montrent que la musique n’est jamais décorative. Elle est structurelle, politique et sensible.
De même, le programme Ils et elles repasseront par là souligne l’engagement du MCM dans l’accompagnement des compositeurs. Des artistes passés par les dispositifs de professionnalisation du festival reviennent présenter leurs nouvelles créations. Une manière de raconter le temps long. Celui des parcours. Celui de la fidélité artistique.
Enfin, le MCM affirme une vision profondément humaine de la culture. Tout au long de l’année, le festival agit auprès des publics scolaires, hospitaliers, carcéraux ou éloignés des circuits culturels traditionnels. Il crée des ponts, ouvre des espaces. Enfin, il rappelle que le cinéma et la musique sont avant tout des outils de lien, de compréhension et de partage. En rassemblant artistes, professionnels et publics, le Festival international Music & Cinema Marseille ne célèbre pas seulement des œuvres. Il célèbre une manière d’être au monde.
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Nicolas Lopez.

