La Maison JOA, espace de co-therapeuthing à Marseille

Créée en octobre 2025, la Maison JOA accueille des thérapeutes aux pratiques variées dans un lieu chaleureux, pensé comme un véritable cocon. Son ambition ? Diversifier l’offre de soin, soutenir les pratiques complémentaires et faciliter l’accès aux cabinets grâce à un système de location horaire flexible.

« J’avais besoin d’un projet dans lequel je me sente utile », confie Valexia Salvador, fondatrice de la Maison JOA. Attachée de presse de sportifs de haut niveau pendant plusieurs années, elle a été sensibilisée très tôt aux questions de santé globale, de récupération et de bien-être. Passionnée par l’humain et longtemps investie dans le milieu associatif, elle imagine un lieu à son image. Une adresse chaleureuse, bienveillante et profondément tournée vers l’accompagnement.

CR Lily Barriere

1. Qu’est-ce que vous souhaitiez offrir au public en créant la Maison JOA ?

Avant tout, la possibilité de découvrir des pratiques de bien-être parfois peu connues. Il existe énormément de disciplines complémentaires, mais elles restent souvent invisibles ou difficiles d’accès. L’idée était donc de les mettre en lumière et d’aider les personnes à trouver un thérapeute qui leur corresponde vraiment. Nous proposons différentes approches, différentes sensibilités, pour que chacun puisse trouver ce qui lui convient et avancer vers un mieux-être, tout simplement.

2. Concrètement, comment cette approche intégrative se manifeste-t-elle au quotidien ?

Il arrive que des personnes viennent discuter, poser des questions, demander conseil. Ensemble, on essaie d’identifier leur problématique : qu’est-ce qu’elles souhaitent travailler, à quel moment de leur vie elles se trouvent.

Comme je connais bien les thérapeutes et leurs pratiques, je peux orienter vers la personne la plus adaptée. Ce rôle de mise en relation fait pleinement partie de l’esprit de la Maison JOA.

3. Faciliter l’accès aux soins faisait donc partie de vos objectifs ?

Oui, clairement. Mais aussi faire évoluer les mentalités. En France, certaines pratiques sont encore très mal comprises. Par exemple, lorsqu’on parle de doula, on a parfois l’impression que c’est être « anti-médecine ». En réalité, culturellement, aux États-Unis ou au Canada, la doula est pleinement intégrée au parcours de soin, en complément du suivi médical.

La médecine conventionnelle a évidemment toute sa place, elle a fait ses preuves. Mais elle peut parfois atteindre ses limites. Les pratiques complémentaires viennent alors en soutien, jamais en opposition. L’idée, c’était aussi d’informer, de montrer que ces approches peuvent accompagner chacun à différents moments de sa vie. Se faire accompagner, ce n’est ni un aveu de faiblesse ni une posture marginale. C’est simplement reconnaître qu’on a envie d’aller mieux, de se développer personnellement, de prendre soin de soi de manière globale. La Maison JOA est aussi là pour ouvrir un peu les esprits sur ces questions.

4. Le lieu joue un rôle central dans cette démarche. Pourquoi ?

Parce que l’environnement conditionne énormément la manière dont on se sent. Que l’on soit thérapeute ou patient, se sentir bien dans un lieu est essentiel.

Ici, on entre comme dans un appartement. C’était un ancien logement, et je tenais à conserver cette sensation de cocooning. Cela permet de faire tomber les barrières, de se détendre avant même que la séance ne commence. Pour moi, le soin est un tout : la qualité de la pratique, mais aussi l’accueil, l’atmosphère, la manière dont on reçoit.

5. Chaque cabine a une ambiance différente. Quelles ont été vos inspirations ?

Nous sommes partis sur un univers très apaisant, presque « île déserte », avec des espaces neutres et épurés. Chaque cabine est différente, mais toujours pensée pour favoriser le calme. Il était aussi important de laisser une liberté aux thérapeutes : certains ajoutent des bougies, des cartes, des objets personnels, puis repartent avec. Le lieu s’adapte à eux, et non l’inverse.

6. Vous avez fait le choix d’un modèle de location horaire, très flexible. Pourquoi ?

Parce que la conjoncture économique est compliquée, autant pour les thérapeutes que pour les patients. Je me suis demandé comment lever les freins financiers à l’installation. La location à l’heure permet aux praticiens de ne payer que lorsqu’ils travaillent réellement. Pas de bail commercial lourd, pas d’engagement sur plusieurs années, pas de charges anxiogènes. L’idée, c’était vraiment de leur permettre de se lancer, d’expérimenter, sans pression.

7. Qu’espérez-vous pour les thérapeutes qui rejoignent la Maison JOA ?

Qu’ils puissent se développer pleinement. Beaucoup ont envie d’animer des ateliers, des conférences, des cercles, mais n’osent pas toujours le faire seuls. La Maison JOA se veut aussi un lieu de soutien et d’élan. Si quelqu’un a une idée, une envie, je suis là pour accompagner, aider à structurer, mettre à disposition l’espace. Aujourd’hui, le projet évolue beaucoup grâce aux rencontres et aux initiatives des personnes qui passent par ici.

8. Comment est né le projet, à l’origine ?

Je me suis formée il y a un an aux massages crâniens et kobido, dans une démarche personnelle. Je n’avais pas forcément envie de pratiquer, mais j’ai réalisé à quel point il manquait à Marseille un lieu qui valorise les thérapeutes et leur offre un cadre souple.

Ce format de location à l’heure n’existait pas ici. J’avais envie de porter un projet innovant, humain, et profondément ancré dans la ville.

9. Justement, pourquoi Marseille ?

Parce que je suis marseillaise. Je connais la ville, ses besoins, son énergie. Et surtout, ce type de lieu n’existait pas ici. Marseille est en pleine évolution, et j’avais envie d’y contribuer. J’ai même reçu un message de Benoît Payan, qui a salué le concept comme une vraie valeur ajoutée pour la ville. Ça m’a beaucoup touchée.

10. Vous avez ouvert il y a quelques mois. Quelle est aujourd’hui votre plus grande satisfaction ?

C’est de voir que les thérapeutes se sentent bien ici. Certains me disent que le simple fait de venir travailler à la Maison JOA leur met du baume au cœur. Aujourd’hui, une quinzaine de praticiens ont rejoint le lieu, sans doublons de pratiques, pour garantir une vraie diversité. Voir que le lieu est si bien accueilli, c’est une immense satisfaction.

11. Un mot de la fin ?

La Maison JOA n’en est qu’à ses débuts. Le projet a vocation à s’étendre, à résonner au-delà de ces murs. Nous n’avons pas envie d’être uniquement un espace de location, mais aussi un acteur engagé, capable de porter des réflexions et des initiatives autour du soin, du bien-être et de certains enjeux de société. C’est le début d’une aventure.

Découvrez notre agence de communication.

Monia Haddad.

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