Roxane : décryptage symbolique avec baguettes de radiesthésie

Dans un monde où tout va toujours plus vite, certaines personnes choisissent de ralentir pour écouter ce qui se joue dans l’invisible. Roxane fait partie de ces âmes en quête de sens, qui explorent les liens entre le vécu, les émotions, les symboles et les transformations intérieures. À travers le décryptage symbolique et l’utilisation des baguettes de radiesthésie, elle accompagne chacun dans une démarche de compréhension de soi. Son approche repose sur une conviction profonde. En effet, les réponses que nous cherchons à l’extérieur existent déjà en nous, encore faut-il apprendre à les écouter. Entre hypersensibilité, épreuves de vie, spiritualité et intuition, Roxane nous partage son parcours. Elle relate au travers de ces lignes les événements qui ont façonné son éveil ainsi que sa vision du monde où chaque expérience devient un miroir pour mieux se connaître.

©️ Sandy Carpentier

1. Présente-toi en quelques lignes. Qui es-tu ? Que fais-tu ? Explique-nous ton activité.

Je m’appelle Roxane. Je propose des séances de décryptage symbolique à l’aide de baguettes de radiesthésie. Une pratique que je développe depuis bientôt six ans. Concrètement, je me connecte et j’obtiens des informations grâce à cet outil. Je les traduis ensuite dans un langage symbolique. Pour moi, tout est miroir, tout est relié, et un même symbole peut résonner sur plusieurs plans de vie à la fois.

Mon objectif est d’aider chacun à trouver ses propres réponses pour avancer grâce à cet outil. On dit souvent : « les réponses sont en toi », mais personne ne nous apprend vraiment comment aller les chercher. C’est exactement ce que j’explore. Finalement, les baguettes m’orientent vers une symbolique qui éclaire le pourquoi du comment. C’est cette prise de conscience qui redonne à la personne une grille de lecture pour avancer et décider par elle-même.

2. Si tu devais décrire ton chemin de vie comme une traversée intérieure, à quel moment dirais-tu que ton « éveil » a réellement commencé ?

Je suis en quête de sens depuis l’adolescence, avec une sensibilité et une émotivité que les gens ont souvent qualifiées d’hypersensibilité (et dans « hyper », il y a souvent l’idée de « trop »). J’ai grandi avec cette idée que je ressentais les choses trop fort, et j’ai passé des années à chercher pourquoi. Longtemps, j’ai vécu ça comme un problème à résoudre. Aujourd’hui, c’est devenu mon outil de travail.

3. Qu’est-ce qui, dans le silence ou dans l’invisible, nourrit le plus ta créativité aujourd’hui ?

Écrire dans mon journal, ce qu’on appelle le journaling, m’aide énormément. Je pratique aussi le décryptage symbolique et la cartomancie sur moi-même, pour ouvrir de nouvelles pistes de réflexion avant même de penser à mes clients. J’essaie toujours de faire des liens entre ce que je vis au quotidien et ce que je traverse dans mes rêves. Il y a du symbolisme partout, et c’est l’analyse de ce double sens qui nourrit le plus ma créativité.

En général, mon regard sur le monde fonctionne comme ça. C’est-à-dire un film, une actualité … et j’y retrouve souvent cette même vision où tout finit par se refléter, où tout devient miroir. J’ai tendance à tout complexifier, à observer les mécanismes qui reviennent sans cesse. Mais c’est exactement à ce moment-là, quand je relie enfin les points et que la prise de conscience arrive, que ma créativité est décuplée.

4. Est-ce qu’il y a une blessure, une rupture ou une perte qui a paradoxalement ouvert en toi un espace de lumière ou de transformation ?

Mon éveil s’est fait en deux temps. Le premier choc, c’est le décès de mon grand-père, que j’ai accompagné jusqu’à la fin à l’âge de 14 ans. Ce qui m’a marquée, c’est l’après. Le sentiment de porter quelque chose de trop lourd pour mon âge et de devoir être solide pour tout le monde. Ça m’a fait basculer, mais pas dans le bon sens. Je me suis un peu perdue et c’est là qu’a commencé cette interminable quête de sens.

Le vrai déclic est arrivé six ans plus tard, quand mon compagnon de l’époque est tombé malade d’un cancer, en plein Covid. Isolement total, aucun accompagnement psychologique. C’est à ce moment-là que j’ai découvert les baguettes de radiesthésie et la cartomancie. Même avec toute la volonté du monde, c’est mon incapacité à le soulager à 100 % dans cette épreuve qui m’a poussée à chercher des solutions pour l’aider.

J’ai découvert le livre Le Grand Dictionnaire des malaises et des maladies de Jacques Martel, et c’est là que j’ai compris que notre vécu, nos maux, avaient un sens bien plus profond que ce que j’avais pu imaginer. En toute transparence, je crois aussi que c’est ma colère contre Big Pharma et la médecine classique qui m’a mise sur ce chemin. La spiritualité est venue à moi, et je crois que c’est elle qui m’a aidée à tenir.

5. Comment distingues-tu aujourd’hui ce qui vient de ton ego, de ce qui vient de quelque chose de plus grand que toi ?

Avec la pratique, j’ai fini par repérer certains signaux. Au début, quand on utilise les baguettes ou les cartes, la première chose qu’on expérimente, c’est justement son ego. Le vrai déclic, c’est de comprendre que l’univers ne te présente pas les réponses que tu veux, mais celles dont tu as besoin. Il m’est arrivé de poser une question en espérant une réponse précise, et que les baguettes m’orientent ailleurs, parce que l’essentiel n’est pas ce que je veux entendre, mais ce que je dois comprendre.

C’est en voyant ce schéma se répéter qu’on comprend. En réalité, ce n’est pas l’outil qui pose problème, c’est l’ego, parce que cela touche à quelque chose de trop personnel. Au niveau du ressenti, c’est une forme d’évidence. Il y a un moment où je sens que l’information est juste. Ce ressenti est encore plus net en séance. Je n’ai aucune information sur la personne, à part la raison pour laquelle elle vient me voir. Les réponses viennent alors d’elles-mêmes. C’est l’intuition qui prend le relais, pas le raisonnement.

Je crois d’ailleurs que cette distinction entre l’ego et « quelque chose de plus grand » ne s’arrête pas aux séances, car elle traverse mon quotidien. Cette force plus grande se manifeste souvent là où l’ego résiste le plus. Je pense que si le corps parle à travers la maladie, la vie, elle aussi, nous parle à travers ce qui nous résiste, nous bouscule ou nous échappe.

6. Quelle place occupent la foi, la spiritualité ou le sacré dans ta manière de créer et de vivre au quotidien ?

Ma spiritualité fonctionne par phases. Il y a des périodes où j’en ai besoin tous les jours. Aujourd’hui, ma spiritualité se loge surtout dans ma philosophie de vie. Je pars du principe que je m’en remettrai toujours. Je la ressens comme un savoir ancré en moi, sans prétention, qui m’aide à manifester plus facilement la vie que je souhaite. Pour moi, tout est énergie, et c’est dans cette idée-là que se loge ma spiritualité. Je ne me reconnais pas dans les protocoles complexes. Quand je remercie quelque chose (mes baguettes, l’univers, une réponse qui arrive), ce n’est jamais une obligation, c’est un élan spontané. Je ne pense pas être encore pleinement connectée au sacré. C’est un travail de tous les jours. Je trouve qu’on a désacralisé beaucoup de choses, comme nos relations ou notre sexualité.

7. Si ton art ou ton travail devait laisser une trace invisible dans le monde, quelle vibration aimerais-tu transmettre avant tout ?

La transformation et la confiance en soi, en son propre discernement, seraient cette vibration. L’idée que l’intensité, la douleur ou la vulnérabilité ne sont pas des fardeaux, mais une matière première que l’on peut transformer en clarté, en puissance. La recherche de vérité est un acte de libération. Une vérité que chacun porte déjà en soi.

8. Pour finir : pourrais-tu partager les choses ou personnes qui t’inspirent ?

Il y a une plage à Fuerteventura qui est pour moi un lieu extraordinaire, un véritable point d’ancrage, la Playa de la Escalera. Plus largement, tous les lieux où la nature est foisonnante. Par exemple, la jungle. En fait, tout endroit avec des plantes et des palmiers me recentrent et m’inspirent instantanément. J’y ajouterais les lieux où il y a de l’eau transparente. Une cascade comme Barranco Blanco en Espagne, ou les rivières de Corse. La solitude est pour moi un lieu symbolique en soi, loin du brouhaha général. Mes carnets d’écriture en font aussi partie, c’est là que je me retrouve, où que je sois.

Parmi les personnes qui m’inspirent, il y a ma sœur, photographe, dont l’art m’a toujours portée. Mais pas seulement son travail, aussi sa manière de réfléchir et de voir la vie. Il y a évidemment Venuswasthere. Une visionnaire incroyable qui m’a ouvert bien plus de portes qu’elle ne pourrait l’imaginer. Et ma cousine Caroline, qui pratique la communication animale et la karmathérapie, entre autres. Elle est une source d’inspiration constante.

Et en les nommant, je réalise ce que ces femmes ont en commun. Elles vivent toutes de leur intuition, de leur sensibilité et d’une forme de connexion profonde avec ce qui les anime.

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Nicolas Lopez.

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